27/03/2006

Anti - sémitisme : Les mots ont un sens

Anti - sémitisme : Les mots ont un sens.
Al Beck.
Mars 2006.


Au fil de mes lectures plusieurs idées me sont venues au sujet de l’antisémitisme dont l'une que je vous soumets ici et qui me semble autant porteuse que difficile à mettre en place sans doute.

Mais tout d'abord, connaissez-vous l'article publié par "L'Organisation sioniste mondiale" sur "les plans stratégiques d'Israël pour les années 80" où il est dit : (1)

"En tant que corps centralisé, l'Égypte est déjà un cadavre, surtout si l'on tient compte de l'affrontement de plus en plus dur entre musulmans et chrétiens. Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique pour les années 1990, sur le front occidental.
Une fois l'Égypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d'autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution. La formation d'un État copte en Haute-Égypte, et celle de petites entités régionales de faible importance, est la clef d'un développement historique actuellement retardé par l'accord de paix, mais inéluctable à long terme.
En dépit des apparences, le front Ouest présente moins de problèmes que celui de l'Est. La partition du Liban en cinq provinces... préfigure ce qui se passera dans l'ensemble du monde arabe. L'éclatement de la Syrie et de l'Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces États._Les structures ethniques de la Syrie l'exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d'un État chi'ite le long de la côte, d'un État sunnite dans la région d'Alep, d'un autre à Damas, et d'une entité druze qui pourrait souhaiter constituer son propre État - peut-être sur notre Golan - en tout cas avec l'Houran et le nord de la Jordanie... Un tel État serait, à long terme, une garantie de paix et de sécurité pour la région. C'est un objectif qui est déjà à notre portée.
Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l'Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait, pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c'est lui qui représente, à court terme, la plus sérieuse menace pour Israël."

Et cette déclaration qu'aurait faite Ariel Sharon?

"We control America"."Every time we do something you tell me America will do this and will do that . . . I want to tell you something very clear: Don't worry about American pressure on Israel. We, the Jewish people, control America, and the Americans know it." (2)

Pour en revenir à l'idée mentionnée plus haut, elle concerne l'accusation « d'antisémitisme » jetée à tout va dès qu'il devient impératif de faire taire les voix qui remettent en cause la politique raciste de l'état israélien. Ou justement dois-je plutôt dire... la politique ANTISEMITE du gouvernement israélien...

Voyez-vous où je souhaiterai porter le débat ?

Je m'explique... Je suis sidéré des informations sur la question "sémite" et "antisémite", que l’on peut lire ça et là. Je suis sidéré à double titre :

1. De l’usage qui est fait du terme « antisémite » pour faire taire, comme nous l’avons vu de si nombreuses fois, toutes tentatives de critiques, même constructives, envers l’état israélien.
2. De la grossière manipulation opérée sur le sens de ce mot, sous prétexte que des auteurs anti-juifs, auraient utilisé le terme sémite comme synonyme de juif en forgeant l’adjectif antisémite !

Suivant cette logique qui m’échappe (du point de vue linguistique !), pourquoi « sémite » ne signifierait-il pas exclusivement « juif » ?!!!

Lorsque l’on définit un terme d’une certaine façon, n’est-il pas logique que l’ajout de la particule « anti » ne puisse signifier autre chose que l’opposition à cette même signification ?

Définition du dictionnaire de L’Académie française, 8th Edition (1932-5) :

ANTI. Préfixe emprunté du grec qui sert à former de très nombreux mots composés, en y introduisant le sens d'opposition. Ainsi l'on dit Antiscorbutique, en parlant des Remèdes contre le scorbut. On trouvera dans le Dictionnaire ceux de ces mots composés qui sont le plus en usage.

Le même dictionnaire, quelques mots plus loin, donne :

ANTISÉMITE. adj. des deux genres. Qui a rapport à l'antisémitisme. Propagande antisémite.
Il s'emploie aussi comme nom. Un antisémite, une antisémite, Celui, celle qui professe l'antisémitisme.

ANTISÉMITISME. n. m. Lutte contre les Juifs.

Alors que pour sémite nous lisons :

SÉMITE. (Page 2:576)
SÉMITE. n. des deux genres. Celui, celle qui appartient à la race dont on fait remonter l'origine à Sem. Un sémite. Adjectivement, Le type sémite.

SÉMITIQUE. adj. des deux genres. Qui a rapport aux Sémites. Les races sémitiques. Les langues sémitiques sont l'hébreu, l'arabe, le syriaque, etc. Plusieurs des langues sémitiques, comme le chaldéen, le phénicien, n'existent plus aujourd'hui.

Le Trésor de la langue française quant à lui nous apprend :

ANTI-, préf.

I. Le composé signifie « qui est contre la notion désignée par la base »; c'est un adj. (substantivable) formé à partir d'un adj. ou d'une loc. adjectivable formée à partir d'un substantif.
A. Le composé est un adj. formé à partir d'un adjectif.
1. Il signifie « qui est hostile au système d'idées ou d'opinions caractérisé par l'adj. de base », ou, quand il est substantivé, « la personne hostile à... ».

Ainsi Anti-sémite doit signifier suite à cette définition « hostile au sémite »… Une série d’exemples éloquents est donnée dans cette même rubrique :

« Outre les mots figurant à la nomenclature, cf. les composés de fréquence 2 relevés dans le corpus littér. du TLF :
anti(-)autrichien, (anti autrichien, anti-autrichien) anti(-)bolchévique, (anti bolchévique, anti-bolchévique) antibonapartiste, anti-bourbonien, antiboulangiste, anti(-)bourgeois, (anti bourgeois, anti-bourgeois) anti(-)capitaliste, (anti capitaliste, anti-capitaliste) anti(-)catholique, (anti catholique, anti-catholique) anti-classique, anti(-)communiste, (anti communiste, anti-communiste) anti(-)dreyfusard, (anti dreyfusard, anti-dreyfusard) antidreyfusiste, antimarxiste, anti(-)mystique, (anti mystique, anti-mystique) antinapoléonien, anti-nazi, anti(-)romantique, (anti romantique, anti-romantique) anti-russe, anti(-)soviétique(anti soviétique, anti-soviétique)
anti- + dér. en -isme :
anti(-)capitalisme, (anti capitalisme, anti-capitalisme) anti(-)catholicisme, (anti catholicisme, anti-catholicisme) anti-communisme, antidreyfusisme, anti(-)germanisme, (anti germanisme, anti-germanisme) anti(-)jésuitisme,(anti jésuitisme, anti-jésuitisme) »

Or voilà que pour antisémite la définition devient :

ANTISÉMITE, adj. et subst.
A. Emploi adj. [En parlant d'actions menées par des hommes, ou des hommes qui les mènent] Qui fait preuve d'antisémitisme, qui est hostile à la race juive

Je n’insisterai pas sur la notion de « race juive » utilisée dans cette définition…

Je pourrai encore citer d’autres définitions, mais le propos est suffisamment clair je pense…

Alors par quel miracle, par quelle courbure de langue et quel formidable tour de passe-passe en est-on arrivé à exclure les 272,4 millions d’arabes (chiffres de 2000), musulmans et chrétiens, de leur spécificité sémite dans le mot « anti-sémite », au « profit » des 13 millions d’âmes composant la population juive mondiale (selon le rapport annuel du bureau israélien des statistiques du 24.09.2003) ?!!!!

Je ne comprends pas que de telles déformations et erreurs de base ne fassent pas l’objet de critiques ouvertes de la part des intellectuels, écrivains et journalistes… la question est pourtant simple, mais les enjeux sont énormes à mon sens, du moins à cette part peut-être trop naïve en moi, réclamant déjà une justice des mots !

Je ne parle pas d’affrontements verbaux et de débats stériles, où finalement quiconque osera s’attaquer à cette question se verra grossir les rangs des damnés labellisés « antisémites »… Je parle d’une réappropriation de ce mot, de la restitution de sa signification réelle, au regard du bon sens et des règles étymologiques de base !

Mais comment y parviendrait-on et quel en est l’intérêt finalement ?!

1. Il suffit d’utiliser ce terme à bon escient et ce ne sont pas les occasions qui manquent. La politique israélienne à l’égard des Palestiniens est une politique d’apartheid, raciste et cruelle ! Elle est anti-palestinienne et par conséquent ANTISEMITE ! Voilà ce qu’il faut dire ! L’état israélien mène des actions terroristes ANTISEMITES ! Les membres de son gouvernement tiennent des propos anti-arabes et donc ANTISEMITES ! Lorsque des journalistes, des auteurs ou des politiques tiennent des discours anti-arabes, des voix doivent se lever et crier « votre discours est antisémite monsieur ! », « mais je n’ai rien dit contre la communauté juive ! », « si monsieur ! Juifs et Arabes sont frères et sémites ! Vous critiquez un Juif pour ce qu’il est, vous êtes antisémite ! Vous critiquez un Arabe pour ce qu’il est, vous êtes aussi antisémite ! Il est vrai que selon certaines études controversées, seuls les Juifs Séfarades -15% de la communauté juive - seraient d’origine sémite… ce qui voudrait dire que juif n’égale pas sémite pour autant et que par conséquent, la définition actuelle faisant d’un antisémite quelqu’un d’hostile aux Juifs devient doublement fausse !

En tout cas, être anti-sioniste n’est pas être anti-sémite, anti-arabe ou anti-juif !

2. L’intérêt de la chose est de mettre un terme à l’utilisation abusive de cette accusation infamante lancée contre quiconque ose dire quoique ce soit sur Israël ou sur le soutien aveugle que son gouvernement peut recevoir de l’extérieur, de sorte a « redéfinir naturellement » ceux qui critiquent les doctrines politiques de ce pays en critiques anti-sionistes ! Lorsque l’on ne pourra plus utiliser le mot antisémite abusivement il faudra bien trouver un autre adjectif plus approprié… anti-israélien ? Non, pas si l’on veut être objectif et juste ! Et taxer quiconque osant faire une critique politique d’Israël d’anti-juif sera perçu comme abusif de façon flagrante !

Ainsi et certainement après d’âpres luttes et agressions subies en tout genre, arriverons-nous peut-être à corriger cet état de fait, qui a pris des proportions monumentales et dont les conséquences aujourd’hui nous condamnent au silence, à « cultiver notre propre jardin » sans pouvoir se soucier de son voisin, faute de se voir coller l’étoile jaune de l’antisémitisme !

C’est peut-être naïf de ma part, mais je me dis que si de plus en plus de personnes influentes faisaient l’effort, à l’instar de Dieudonné, de rétablir l’équilibre des mots, nous pourrions enfin rétablir un début de justice et tout ça sur la base d’un tout petit mot, mais tellement lourd de conséquences… Imaginez la réaction en chaîne si ce mot ne peut plus être utilisé pour bâillonner comme c’est le cas maintenant…

Al Beck


1) "Kivounim" (« Orientations ») Jérusalem, ndeg. 14, ndeg. de février
1982. Pages 49 à 59.
2) Israeli Prime Minister, Ariel Sharon, October 3, 2001.

Commentaires

Il faut être bref sur le message de Al Beck. Beaucoup d’énergie est dépensée pour "démontrer" qu’il ne serait pas normal que le mot antisémitisme ne serve qu’à désigner une hostilité aux Juifs alors que les Arabes seraient aussi des sémites (le complot des dicos?). Seulement voilà: Al Beck a complètement tort. Le mot "antisémitisme" a été explicitement fabriqué au XIXe siècle pour désigner une hostilité exclusivement dirigée contre les Juifs, et fabriqué par des antijuifs ardents. Il n’a depuis été utilisé que dans ce sens d’hostilité aux Juifs. Son éthymologie est certes erronée, mais l’usage courant (depuis 150 ans) et la genèse du mot suffisent à disqualifier les arguties qui prétendent qu’il faut désigner l’hostilité aux Arabes par le même mot. Les rappels les plus complets (avec références aux sources) se trouvent là : http://www.phdn.org/antisem/antisemitismelemot.html

Par ailleurs, Al Beck donne une "citation" de Sharon. Il aurait dit que les Juifs contôlent l’Amérique. Il se trouve qu’il s’agit d’une invention. Cela a été très clairement démontré là : http://www.phdn.org/antisem/antision/sharoncontrol.html

L’utilisation d’une citation fabriquée qui recourt à un poncif pour le coup antisémite ("domination juive mondiale") pose un réel problème sur le sérieux et la bonne foi de Al Beck.

Max

Écrit par : Max | 30/12/2008

Monsieur Max,

Merci pour ton commentaire, même s'il ne se veut pas a priori agressif, tu donnes un exemple parfait de ce que je démontre.

Je t'explique si tu le permets:

Ton commentaire, sous le couvert de corriger les erreurs de mon texte ne corrige rien du tout et se contente de lancer la même accusation d'antisémitisme pour discréditer l'auteur du texte... C'est justement ce procédé qui est mis en cause dans cet article! Je ne suis pas le seul à le dire d'ailleurs, dois-je te citer les nombreux intellectuels israéliens ou juifs qui se sont indignés bien avant moi de ce procédé qui tient à force du "terrorisme intellectuel"? Ceux là les qualifieras-tu aussi d'antisémites?!

De l'autre côté, ta première référence cite Bernard Lewis sur le mot sémite ou il donne un magnifique exemple de négation ethnique en allant jusqu'à dire que l'usage du mot sémite pour désigner les Arabes ou les Juifs est qualifiable "sinon de racisme, du moins d’ignorance ou de mauvaise foi"! Sous prétexte de l'aspect hétérogène de ces groupes humains! Mais qu'est-ce que c'est que ce délire?! Comment donner du crédit à cet auteur, qui selon moi a dérapé dans ses écrits depuis pas mal d'années déjà, quand il met en parallèle un groupe ethnique, les Arabes, et le terme "Juifs", désignant les partisans d'une religion! Et qui sont eux de plusieurs ethnies et nationalités! Suivant la même logique il serait raciste de qualifier d'autres groupes humains de par leur ethnie?!!!

Bernard Lewis: « On prétend parfois qu’étant eux-mêmes des sémites, les Arabes ne sauraient être antisémites. Une telle affirmation est absurde pour deux raisons. En effet, appliqué à des groupes humains aussi hétérogènes que les Arabes ou les Juifs, le terme de “sémite” n’a aucun sens, et l’on peut même gager que son emploi est en soi un signe sinon de racisme, du moins d’ignorance ou de mauvaise foi. D’autre part, l’antisémitisme a toujours eu pour unique cible les Juifs; tous les autres peuples, y compris les Arabes, sont donc libres de s’en réclamer. »

Pour ma part j'ai bien préciser l'origine du terme antisémite dans le deuxième point d'introduction:

"1. De l’usage qui est fait du terme « antisémite » pour faire taire, comme nous l’avons vu de si nombreuses fois, toutes tentatives de critiques, même constructives, envers l’état israélien.
2. De la grossière manipulation opérée sur le sens de ce mot, sous prétexte que des auteurs anti-juifs, auraient utilisé le terme sémite comme synonyme de juif en forgeant l’adjectif antisémite !"

Alors à quoi rime ton commentaire puisque tu ne fais que répéter ce que j'ai déjà dit et que tu reconnais même l'erreur de l'étymologie du terme?!

Par ailleurs, et c'est là une deuxième démonstration de l'importance de langue et de son usage, concernant la citation de Sharon, j'ai utilisé le CONDITIONNEL justement, car malgré les nombreuses références sur le net, je ne pouvais pas garantir son authenticité personnellement, mais je ne pouvais pas l'ignorer non-plus jusqu'à preuve du contraire! Mais tu es passé à côté même si tu reprends le conditionnel à ton tour! Du reste tu ignores complètement la citation tirée du "Kivounim"...

Comment alors peux-tu remettre en cause la bonne foi de l'auteur avec TES "arguties".

Je t'invite donc à relire ce texte avec attention, car c'est bien le contenu du texte qui est important et pas le modeste citoyen qui en est l'auteur. Car même si le texte en question avait contenu des erreurs, en quoi cela devrait remettre en cause la bonne foi de l'auteur?!!!

Dans quelle langue faut-il le dire?! Toute action meurtrière est condamnable en soi! Alors pourquoi dès qu'il s'agit d'Israël il n'est plus possible de critiquer, quand bien même dans l'intérêt d'Israël!

Lorsque des résistants palestiniens sous occupation, sous blocus, et désespérés, balancent des roquettes avec une précision de non-voyants, ils sont qualifiés de terroristes. Mais lorsque Israël rase tout un pays en usant d'armes terribles, on parle de ripostes? De défense?!!

Tirer sur des civils est condamnable à mon sens, mais trop d'oppression, de maltraitance, d'humiliations, conduit fatalement à ces terribles extrêmes

Où tout cela va-t-il finir à ton avis? Trouves-tu juste que cet état doté de l'une des armées les puissantes au monde continue à maltraiter un peuple sur sa propre terre dont il a été dépouillé (et continue de l'être!) jusqu'à réussir à faire ce que les colons américains ont fait aux amérindiens?! C'est seulement là que la violence sera terminée, lorsque les peuples dominés acceptent leurs dominateurs et se résignent?!

Belle perspective d'avenir pour ce monde... mais du moment que l'on ne critique pas Israël tout va bien. C'est bon, le message est clair à force de matraquage. On a même fini par matraquer les intellectuels juifs en les qualifiants de malades "souffrant du syndrome de la haine de soi"...

Là est la véritable mauvaise foi mon ami.

AB

Écrit par : Al Beck | 03/01/2009

Je te remets un texte édifiant ici, même s'il est déjà publié dans sa catégorie.

De marqué à marquant
En soixante courtes années - de marqué à marquant et numérotant;

En soixante ans - d'enfermé dans des ghettos à enfermant;

En soixante ans - de dépossédé à dépossédant;

En soixante ans - de celui qui défile en colonne les mains en l'air, à celui qui fait défiler en colonne les mains en l'air;

En soixante ans - d'écrasé au nom d'un nationalisme cruel, à celui qui écrase au nom d'un nationalisme cruel;

En soixante ans - de victime d'une abjecte politique de transfert, au soutien de plus en plus enthousiaste à une abjecte politique de transfert;



En tout et pour tout soixante ans, et nous n'avons rien appris.

Rien intériorisé.

Nous avons tout oublié.



B. Michaël, juif pratiquant et éditorialiste du Yediot Aharonot, après qu'on eut découvert que les soldats israéliens numérotaient les bras des Palestiniens arrêtés.

Écrit par : Al Beck | 03/01/2009

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