31/05/2006

Deir Yassine

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=2630&type=analyse&lesujet=Hist

Palestine - 09-04-2005

Deir Yassine le 9 avril 1948
Par Deir Yassin Remembered



A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l'Irgun (dirigé par Menachem Begin) et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens.
Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l'Etat Juif;
En tout, 100 hommes, femmes, et enfants ont été systématiquement assassinés.

Le village était situé à l’extérieur de la zone assignée par les Nations Unies à l'Etat Juif;

Il avait la réputation d’être paisible.

Mais il était situé sur une hauteur dans le couloir entre Tel Aviv et Jérusalem.


Il avait été prévu l’occupation de Deir Yassine dans le cadre du Plan Dalet et la principale Force de Défense Juive, la Haganah, a autorisé les forces terroristes irrégulières de l'Irgun et du Gang Stern d’en prendre le contrôle.

En tout, 100 hommes, femmes, et enfants ont été systématiquement assassinés.

53 orphelins ont été littéralement déposés le long du mur de la Vieille Ville, où ils ont été trouvés par Mlle Hind Husseini qui les a ramené à sa maison située derrière l'hôtel American Colony, qui devait devenir l'orphelinat Dar El-Tifl El-Arabi.

Une partie de la lutte pour l'autodétermination des Palestiniens a été de dire la vérité au sujet des Palestiniens en tant que victimes du Sionisme.

Pendant trop long leur histoire a été niée, et ce démenti a seulement servi à augmenter l’oppression et à déshumaniser de façon délibérée les Palestiniens en Israel, à l'intérieur des Territoires Occupés, et à l'extérieur dans leur diaspora.


Des progrès ont été faits.

Les Occidentaux se rendent compte maintenant que les Palestiniens, en tant que peuple, existent.

Et ils commencent à savoir que pendant la création de l'état d'Israel, des milliers de Palestiniens ont été tués et plus de 700.000 ont été expulsés ou poussés par la peur à quitter leurs maisons et leurs terres sur lesquelles ils avaient vécu depuis des siècles.

Deir Yassin Remembered cherche à effectuer le même progrès au sujet des victimes du Massacre de Deir Yassine.




Déroulement des évènements


Début de l’attaque du commando

A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l'Irgun, dirigé par Menachem Begin, et le Gang Stern ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ 750 habitants palestiniens.

C’était quelques semaines avant la fin du Mandat Britannique.

Le village était situé à l’extérieur de la zone que les Nations Unies avaient recommandé pour faire partie du futur Etat Juif.

Deir Yassine avait la réputation d’être un village paisible.

Un journal Juif avait préconisé d’en expulser plusieurs militants Arabes

Mais il était situé sur une hauteur dans le couloir entre Tel Aviv et Jérusalem.

Un projet, le Plan Dalet, gardé secret jusque bien des années plus tard, demandait sa destruction et l’évacuation de ses habitants pour construire un petit terrain d'aviation qui desservirait les habitants juifs cernés de Jérusalem.



Plus de 100 morts

A midi, plus de 100 personnes, dont la moitié étaient des femmes et des enfants, avaient été systématiquement assassinés.

Quatre membres des commandos avaient été tués par la résistance Palestinienne équipée de vieux Mausers et de vieux mousquetons.

Vingt-cinq villageois masculins ont été chargés dans des camions, exhibés dans le quartier Zakhron Yosef à Jérusalem, et puis emmenés dans une carrière de pierres située le long de la route entre Givat Shaul et Deir Yassine et abattus.

Les habitants restants ont été conduits à dans Jérusalem-Est Arabe.



Manipulation de la presse

Ce soir-là, les Irgunistes et les Sternistes ont escorté une partie des correspondants étrangers jusqu’à une maison à Givat Shaul, une colonie juive voisine fondée en 1906.

En buvant le thé et des biscuits, ils ont amplifié les détails de l'opération et les ont justifiés, en disant que Deir Yassine était devenu un point de concentration pour les Arabes, les Syriens et les Irakiens, qui prévoyaient d’attaquer les banlieues ouest de Jérusalem.

Ils ont dit que 25 membres de la milice de la Haganah avaient renforcé l'attaque et qu'un Juif parlant Arabe avait averti les villageois depuis le haut-parleur d'un véhicule blindé.

Ceci a été dûment rapporté dans le New York Times le 10 avril.

Un décompte final de 254 corps a été rapporté par le New York Times le 13 avril, un jour après qu'ils aient été finalement enterrés.

Après cela, les dirigeants de la Haganah ont pris des distances vis à vis de leur participation à l'attaque et ont publié une déclaration dénonçant les dissidents de l'Irgun et du Gang Stern, tout comme ils l’avaient fait après l'attaque sur l’Hotel King David en juillet 1946.

Une étude de 1987 effectuée par le Centre de Recherche et de Documentation de la Société Palestinienne de l’Université de Birzeit a trouvé que "le nombre de tués ne dépassait pas 120".


Les dirigeants de la Haganah ont admis que le massacre "déshonorait la cause des combattants juifs et déshonorait les armes et le drapeau juifs."

Ils ont été discrets sur le fait que leur milice avait renforcé l'attaque des terroristes, bien qu'ils n'aient pas participé à la barbarie et au pillage pendant les opérations consécutives de "nettoyage".



Objectifs atteints

Ils ont également été discrets sur le fait que, selon les paroles de Begin, "Deir Yassine a été pris avec la connaissance de la Haganah et avec l'approbation de son commandant "comme partie de son" plan pour établir un terrain d'aviation."

Ben Gurion a même envoyé des excuses au Roi Abdullah de la Trans-Jordanie. Mais cet acte terrifiant a bien servi le futur état d'Israel.

Selon Begin :
'Les Arabes de tout le pays, induits à croire les récits s de la "boucherie de l'Irgun," ont été saisis d’une panique sans limites et ont commencé à fuir pour sauver leurs vies.
Ce départ massif s'est bientôt développé en un sauve-qui-peut de panique et incontrôlable.
La signification politique et économique de ce développement peut difficilement être surestimée."



Conséquences

Sur les 144 maisons, 10 ont été dynamitées.

Le cimetière était plus tard rasé au bulldozer et, comme des centaines d'autres villages palestiniens suivront, Deir Yassine a été rayé de la carte.

En septembre, des immigrés juifs orthodoxes de Pologne, de Roumanie, et de Slovaquie ont y été installés en dépit des objections de Martin Buber, Cecil Roth et d'autres dirigeants juifs, qui pensaient que le site du massacre devrait être laissé inhabité.

Le centre du village a été renommé Givat Shaul Bet.

Lors de l’expansion de Jérusalem, la terre de Deir Yassine est devenue une partie de la ville et est maintenant connue tout simplement comme le secteur entre Givat Shaul et la colonie d’Har Nof sur les pentes ouest de la montagne.


Le massacre des Palestiniens de Deir Yassine est l’un des événements les plus significatifs dans l'histoire palestinienne et israélienne du 20ème siècle.

Ce n'est pas en raison de son importance ou de sa brutalité, mais parce que ce fut le début d'une véritable dépopulation calculée de plus de 400 villages et villes arabes et de l'expulsion de plus de 700.000 habitants palestiniens pour faire de la place aux survivants de l’Holocauste et des autres juifs venant du monde entier.

Source : http://www.deiryassin.org/

Traduction : MG pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=2595&type=analyse&lesujet=Histoire

Palestine - 30-03-2005

Le 30 Mars 1976, la Journée de la Terre en Palestine
Par Justice Palestine



Chaque année depuis 1976, les Palestiniens vivant en Israël et ceux des Territoires occupés (Cisjordanie et Gaza) commémorent la journée de la Terre, le 30 mars.
Depuis 1948, près de 400 villages palestiniens ont été détruits, et leurs terres confisquées. Le gouvernement israélien (travailliste) avait entreprit un vaste plan de "judaïsation de la Galilée".
Ce projet fut élaboré par Joseph Nahmani (1953) qui l'adressa à Ben Gourion (Premier ministre de 1948 à 1963).

Citons en quelques extraits : "Bien que la Galilée occidentale ait été occupée, elle n'a toujours pas été libérée de sa population arabe, ainsi que cela s'est produit dans d'autres parties du pays. Il y a toujours 51 villages et la ville de Nazareth dont les habitants ne sont pas partis.
En tout, il y a là 84 000 Arabes, sans compter Saint Jean d'Acre, qui contrôlent 929 549 dunums (unité de mesure au Moyen-Orient, 1 dunum = 1000 m2) ... l'existence même d'un groupe arabe homogène dans cette partie du pays est une invite aux Etats arabes à avancer leurs revendications sur cette région... Il est donc essentiel de disloquer cette concentration d'Arabes au moyen de colonies juives..."


La population arabe en Galilée et dans l'ensemble de la région nord était une obsession pour les dirigeants israéliens.
Golda Meïr (Premier ministre d'Israël de 1969 à 1974) avoua que son sommeil était troublé parce qu'elle se demandait chaque matin combien d'enfants arabes étaient nés pendant la dernière nuit. (voir le livre "Le racisme de l'Etat d'Israël" d'Israël Shahak ex-Président de la ligue israélienne des Droits de l'homme).

Le 19 février 1976, le Gouvernement travailliste annonça sa décision de confisquer 25 000 dunums de terre en Galilée.

Suite à cette décision, les Palestiniens répliquèrent par la grève générale, suivant le mot d'ordre lancé par la Conférence Nationale pour la Défense des Terres Arabes (Front constitué en septembre 1975, réunissant des militants étudiants et villageois, maires et conseillers municipaux des principaux villages arabes, en Galilée et dans la région dite du Triangle (il s'agit de la seconde région de peuplement arabe en importance à l'intérieur d'Israël).

Avec les chefs traditionnels de la communauté druze et chefs tribaux des bédouins du Néguev.

La presse israélienne déclencha une campagne hostile dès l'annonce de la grève générale du 30 mars 1976. Des pressions s'intensifièrent pour tenter de convaincre les organisateurs de la grève de l'annuler...

En dépit des menaces, la grève eut lieu. Mais la présence de l'armée israélienne transforma la grève en manifestation, puis en révolte.
Le Jour de la Terre devint ainsi, celui de la résurrection politique des Arabes d'Israël, ces oubliés que l'on croyait éteints, brisés, résignés sinon intégrés" extrait du livre d'Ilan Halevi "Sous Israël la Palestine".

En même temps, les Palestiniens de Cisjordanie et Gaza, exprimant leur soutien et leur solidarité avec leurs frères, "citoyens" d'Israël, se mirent en grève. Bilan de la journée : 6 morts, des centaines de blessés et des centaines d'arrestations.

Cette logique de confiscation des terres a conduit progressivement les "Arabes israéliens" à se découvrir, comme les autres palestiniens, victimes du même processus de dépossession qui ne se poursuit pas seulement aujourd'hui dans les Territoires occupés mais en Israël même, en Galilée et au Neguev.

Cette prise de conscience d'appartenir au peuple palestinien ne cessera de progresser.
En 1980, 150 élus et représentants de la minorité arabe en Israël, réunis en Galilée, adoptaient un projet de charte dans laquelle ils s'affirment "une partie indissociable du peuple palestinien" dont l'O.L.P est l'unique et légitime représentant.

Aujourd'hui l'arrivée massive des citoyens russes de confession juive en Israël, et la déportation massive des 415 Palestiniens vers le Sud-Liban, met à nu la véritable nature de l'Etat d'Israël.

Des partis politiques tels que le Kach, l'Agoudat Israël, le Moledet et le Likoud, etc. ne cachent pas leur volonté de transférer les Palestiniens hors de leurs terres.

Le boucher de Sabra et Chatila (A. Sharon) n'avait-il pas préconisé de détrôner Hussein de Jordanie et de donner à Arafat son introuvable Etat palestinien ?

L'idée du transfert ne date pas d'aujourd'hui : lors du congrès sioniste de Zurich (29 juillet au 7 août 1937) un délégué, A. Lulu, a déclaré que le "transfert est un programme logique et juste, moral et humain dans tous les sens".

Quant à Berl Katznelson, il affirme que "le transfert est permis". Un voisin éloigné vaut mieux qu'un ennemi proche. Je n'ai jamais pensé que le transfert se fasse aux abords de Sichem (actuelle Naplouse). Je croyais et je continue à croire qu'il s'agit de les transférer vers les autres pays arabes".

En accélérant l'installation de nouvelles colonies de peuplement dans les Territoires occupés, le gouvernement israélien pense briser l'héroïque Intifada, tout en refusant la négociation avec l'OLP et les différentes résolutions de l'ONU qui garantissent le droit des Palestiniens au retour et à l'autodétermination.

Liste des localités rasées avant, pendant et après la création de l'Etat d'Israël (1948)

Les informations ont été rassemblées par une étude de cartes officielles établies par le Gouvernement mandataire britannique et par le Gouvernement de l'Etat d'Israël ainsi que trois listes de localités palestiniennes détruites, la première établie par le géographe palestinien Kamal Abdulfattah de l'Université de Bir Zeit, la deuxième établie par l’historien et géographe palestinien Aref al-Aref et publiée par le professeur israélien Israël Shahak (ex président de la ligue israélienne des droits de l’homme), la troisième établie par l'historien et géographe palestinien Walid Mustafa, ancien doyen du Département de Géographie de l'Université an-Najah à Naplouse.


Dans notre liste (voir ci-dessous), la première colonne indique le nom de la localité palestinienne détruite et entre parenthèses le nombre d'habitants en 1945[55].
([55] Uehlinger Christophe, Palestine/Israël Grid, établi par le Survey of Palestine - Gouvernement mandataire britannique - Fribourg, Suisse, 1989)

Les cartes topographiques officielles de l’Etat d’Israël des années 50 (1:100’000), reprises des cartes établies par l’administration coloniale britannique mais surimprimées en hébreu, mentionnent explicitement près de 300 localités palestiniennes détruites.

En effet, chaque localité palestinienne qui se trouvait démolie à l’époque de la surimpression de ces cartes y porte la mention en hébraïque (prononcer : hârous) qui veut dire “détruit, démoli”.
A elles seules, ces cartes établissent donc avec certitude la disparition d’un nombre impressionnant de localités palestiniennes.

Annexe: après la guerre de 1967, des quelques villages palestiniens rasés, les trois suivants n'ont pas pu être reconstruits :
Emmaüs (1955 habitants), Yalu (1644 habts), Beit Nuba (habts).

Moshé Dayan[56] (ministre israélien de la défense), disait à propos de ces villages :
"Toutes nos cités sont construites sur les ruines de villages arabes, et nous ne rasons pas seulement leurs murs, mais nous essayons de rayer leurs noms des livres d'histoire. Ils (les Palestiniens, * note de l'auteur) ont donc de très bonnes raisons de lutter contre nous. Si j'étais arabe, je combattrais certainement pour Al-Fatah." ([56]Revue, "Konkret",1973, Allemagne, n°21.)


VOICI UNE GRANDE PARTIE DES LOCALITES PALESTINIENNES DETRUITES AVANT, PENDANT ET APRES LA GUERRE DE 1948.


District de Jérusalem[57] / (37 localités détruites)

Khirbet Nataf (40 h)

Beit Thul (260 h)

Lifta (2550 h)

Beit Mahsir (2400 h)

Saris (560 h)

Khirbet al-Umur (270 h)

Al-Qastal (90 h)

Qalunia (910 h)

Deir Yasin (610 h)

Ein Karim (3180 h)

Suba (620 h)

Beit Naqquba (240 h)

Khirbet Ismallah (20 h)

Deir Rafat (430 h)

Sar’a (340 h)

Bureij (720 h)

Artuf (350 h)

Islin (260 h)

Ishwa (620 h)

Deiraban (2100 h)

Deir al-Hawa (60 h)

Jarash (190 h)

Sufla (60 h)

Deir ash-Sheikh (220 h)

Kasla (280 h)

Beit Umm al-Meis (70 h)

Khirbeit Deir Amr (10 h)

Khirbet al-Lauz (450 h)

Sataf (450 h)

Aqqur (40 h)

Al-Maliha (1940 h)

Al-Jura (420 h)

Al-Qabu (260 h)

Ras Abu Ammar (620 h)

Beit Itab (540 h)

Allar (440 h)

Al-Walaja (1650 h).


District d’Acre / (25 localités détruites)

Suruh (?)

Tarbikha (1000 h)

Nabi Rubin (1400 h)

Iqrit (490 h)

Amqa (1240 h)

Khirbet Samah (360 h)

Deir al-Qasi (1250 h)

Al-Mansoura (360 h)

Suhmata (1130 h)

Al-Kabri (1530 h)

Az-Zib (1910 h)

Umm al-Faraj (800 h)

Al-Ghabisiya (690 h)

Al-Birwa (1460 h)

Khirbet Jactun (?)

An-Nahr (610 h)

At-Tall (inclue).

Kuweikat (1050 h)

As-Sumeiriya (760 h)

Al-Bassa (1950 h)

Manshiya (1080 h)

Kafr I’nan (360 h)

Mi’ar (770 h)

Ad-Damun (1310 h)

Al-Ruweis (330).


District de Nazareth / (4 localités détruites)

Ma’lul (690 h)

Al-Mujeidil (1900 h)

Saffuriya (4330 h)

Indur (620 h).


District de Beth Shéan / (22 localités détruites)

Sirin (810 h)

At-Tira (150 h)

Al-Bira (260 h)

At-Taqa (?)

Danna (190 h)

Khirbet az-Zawiya (?)

Kafra (430 h)

Kaukab al-Hawa (300 h)

Khirbet al-Mazar (?)

Khirbet Umm Sabuna (?)

Yubla (210 h)

Qumiya (440 h)

Khirbet Zab’a (1931 h)

Al-Hamidiya (220 h)

Al-Murassas (460 h)

Jabbul (250 h)

Hakimiya (520 h)

Tall ash-Shauk (120 h)

Al-Ashrafiya (230 h)

Farwana (330 h)

As-Samiriya (?)

Khirbet Umm Sarhan (?).


District de Jenine / (6 localités détruites)

Ein al Mansi (90 h)

Al-Lajjun (1103 h)

Nuris (580 h)

Al-Mazar (270 h)

Khirbet al-Jaufa (?)

Zir’in (1420 h).



District de Bir as-Saba / (1 localité détruite)

Jammama (?)


District de Gaza / (45 localités détruites)

Al-Masmiya

al-Kabira (2510h)

Al-Masmiya

al-Saghira (530)

Yasur (1070 h)

Batani ash-Sharki 650 h

Khirbet Sukreir (390 h)

Barqa (890 h)

Batani al-Gharbi 980 h

Isdud (4630 h)

Qastina (890 h)

Tall at-Turmus (760 h)

Beit Daras (2750 h)

As-Sawafir

ash-Shamaliya (680 h)

Bi’lin (180 h)

As-Sawafir

ash-Sharqiya (960 h)

As-Sawafir

al-Gharbiya (1030 h)

Jaladiya (360 h)

Summeil (950 h)

Hamama (5010 h)

Julis (1030 h)

Juseir (1180 h)

Hatta (970 h)

Beit Affa (700 h)

Ibdis (540 h)

Karatiya (1370 h)

Al-Faluja (4670 h)

Irak al-Manshiya 2010 h

Kaukaba (680 h)

Al-Jura (2420 h)

Irak Suweidan (660 h)

Beit Tima (1060 h)

Ni’iliya (1310 h)

Khirbet al-Khisas (150 h)

Al-Jiya (1230 h)

Huleiqat (420 h)

Bureir (2740 h)

Barbara (2410 h)

Beit Jirja (940 h)

Hirbiya (2240 h)

Sumsum (1290 h)

Haj (810 h)

Kaufakha (500 h)

Al-Muharraqa (580 h)

Najd (620 h)

Deir Suneid (730 h)

Dimra (520 h).



District de Hébron / (15 localités détruites)

Mughallis (540 h)

Tall as-Safi (1290 h)

Zakariya (1180 h)

Beit Nattif (2150 h)

Ajjur (3730 h)

Barqusiya (330 h)

Zikrin (960 h)

Ra’na (190 h)

Deir ad-Dubban (730 h)

Zeita (330 h)

Kidna (450 h)

Beit Jibrin (2430 h)

Deir Khakhas (600 h)

Al-Qubeiba (1060 h)

Ad-Dawayiama (3710 h).


District de Jaffa / (19 localités détruites)

Al-Haram (520 h)

Jalil (470 h)

Biyar Adas (300 h)

Al-Mirr (170 h)

Shiekh Muwannis1930 h

Jammasin (1810 h)

Jarisha (190 h)

Al-Mas’udiya (860 h)

Sarona (150 h)

Fajja (1200 h)

Rantiya (590 h)

Al-Yahudiya (5650 h)

Salama (6670 h)

Saqiya (1100 h)

Kafr Ana (2800 h)

As-Safiriya (3070 h)

Beit Dajan (3840 h)

Yazur (4030 h)

Al-Kheiriya (1420 h).



District de TulKarem / (10 localités détruites)

Fardisiya (55 h)

Kh. al-Jalama (70 h)

Kh. al-Manshiya (260 h)

Qaqun (1970 h)

Umm Khalid (970 h)

Khirbet Zalafa (210 h)

Kh. Beit lid (460 h)

Miska (880 h)

Kafr Saba (1270 h)

Tabsar (?).



District de Haïfa / (45 localités détruites)

Balad ash-Sheikh 1420h

At-Tira (5270 h)

Al-Khureiba (?)

Khirbet ad-Damun 340 h

Jalama (?)

Khirbet al Mansura (?)

Yajur (610 h)

Ein Haud (650 h)

Al-Mazar (210 h)

Jaba (1140 h)

As-Sarafand (290 h)

Kafr Lam (340 h)

Ijzim (2970 h)

Ein Ghazal (2170 h)

Tantura (1490 h)

Kh. Umm ad-Daraj (?)

Umm az-Zinat (1470 h)

Khirbet Qumbaza (?)

Kh. al-Manshiya (260 h)

Ar-Rihaniya (240 h)

Qira wa Qamun (410 h)

Abu Zureiq (550 h)

Bethlehem (370 h)

Hosha (202 h)

Ta’bun (370 h)

Al-Waraqani (?)

Ghubaiya-Tahta 1130 h

Ghubaiya al-Fauqa incl.

Abu Shusha (720 h)

Al-Mansi (1200 h)

Lidd (Al-Awwadim) 640 h

An Naghnaghiya

Daliyat ar-Ruha (280 h)

Al-Kafrin (920 h)

Sabbarin (1700 h)

Al-Buteimat (110 h)

Khubbeiza (290 h)

Umm ash-Shauf (480 h)

As-Sindiyana (1250 )

Bureika (29 h)

Qisariya (960 h)

Khirbet al Burj (?)

Wadi Ara (230 h)

Kh. al-Majdel 1931:145h

Qannir (750 h).



District de Ramle / (54 localités détruites)

Majdal Yaba (1520 h)

Al-Muzeiri’a (1160 h)

Qula (1010 h)

At-Tira (1290 h)

Deir Tarif (1750 h)

Beit Nabala (2310 h)

Al-Haditha (760 h)

Jindas (?)

Sarafand al Amar 1950 h

Abu-Fadl as-Sautariya ?

Deir Abu Salama (60 h)

K. adh-Dhuheiriya 100h

Nabi Rubin (1420 h)

Sarafand alKharab 1040

Bir Salim (410 h)

Jimzu (1510 h)

Daniyal (410 h)

Shilta (100)

Burfiliya (730 h)

Al-Burj (480 h)

Bir Ma’in (510 h)

Beit Shanna (210 h)

Kharruba (170 h)

Innaba (1420 h)

Zarnuqa (2380 h)

Ybna (5420 h)

Bashshit (1620 h)

Al-Qubeiba (1720 h)

Al-Kuneisiya (40 h)

Al-Barriya (510 h)

Na’ana (1470 h)

Aqir (2480 h)

Al-Mughar (1740 h)

Kh. al-Buweira (190 h)

Deir Aiyub (320 h)

Salbit (510 h)

Idhnibba (490 h)

Jilya (330 h)

At-Tina (750 h).

Khulda (280 h)

Sajad (370 h)

Qazaza (940 h)

Shahma (280 h)

Qatra (1210 h)

Al-Mukheizin (200 h)

Beit Jiz (550 h)

Al-Kheima (190 h)

Khulda (280 h)

Sajad (370 h)

Qazaza (940 h)

Shahma (280 h)

Qatra (1210 h)

Al-Mukheizin (200 h)

Beit Jiz (550 h)

Al-Kheima (190 h).



District de Safad / (76 localités détruites)

Abil al-Qamh (330 h)

Az-Zuq al-Fauqani 160 h

Zuq at-Tahtani (1050 h)

Shauqa at-Tahta 200h

Khan ad-Duweir 150 h

As-Sanbariya (130 h)

Al-Khisas (530 h)

Al-Manshiya (362 h)

Al-Mansura (360 h)

Al-Khalisa (1840 h)

Lazzaza (230 h)

Al-Abbisiya (830 h)

Kh. as-Sammam incl.

Al-Qeitiya (940 h)

An-Na’ima (1030 h)

Al-Madahil 100 h)

Hunin (1620 h)

Al-Manara (490 h)

Dawwara (700 h)

Al-Amir (?)

As-Salihiya (1520 )

Al-Muftakhira (350 h)

Khiyam al-Walid (280 h)

Az-Zawiya (760 h)

Al-Hamra (730 h)

Al-Buweiziya (510 h)

Al-Ghuraba (200 h)

Ad-Darbashiya (310 h)

Al-Huseiniya (340 h)

Jahula (420 h)

Nabi Yusha’ (70 h)

Al-Mansura (90 h)

Beit Susin (210 h)

Deir Muheisin (460 h)

Seidun (210 h)

Al-Qubab (1980 h)

Al-Latrun (190 h)

Abu shusha (870 h)

Qadas (290 h)

Al-Malikiya (360 h)

Harrawi (?)

Beisamun (20 )

Mallaha (890 h)

Al-Ulmaniya (260 h)

Arab az-Zubeib incl.

At-Tuleil

Deishum (590 h)

Kirad alGhannama 350h

Kirad al-Baqqara (360 h)

Yarda (20 h)

Saliha (1070 h)

Alma (950 h)

Marus (80 h)

Al-Waiziya (?)

Qabba’a (460 h)

Mansurat al-Kheit 200 h

Dallata (360 h)

Ammuqa (140 h)

Mughr al-Kheit (940 h)

Ar-Ras al-Ahmar (620 h)

Zangharriya (840 h)

Fir’im (740 h)

Khirbet al-Muntar (?)

Teitaba (530 h)

Qaddita (240 h)

Kafr Bir’im (710 h)

Ein az-Zeitoun (820 h)

Biriya (240 h)

Ja’una (1150 )

Sasa (1130 h)

Al-Ghabbatiya (60 h)

Sabalan (70 h)

Safsaf (910 h)

Ad-Dhahiriya

at-Tahta 350 h

Jubb Yusuf (170 h)

Khirbet Kharraza (?)

Kh.al-Hiqab (?)

Ash-Shuna (170 h)

Farradiya (670 h)

Fara (320 h)

Meiroun (290 h)

Sammu’i (310 h)

Khirbet Khati (?).


District de Tibériade / (24 localités détruites)

As-Samakiya (380 h)

At-Tabigha (330 h)

Yaquq (210 h)

Al-Mansura (?)

Gh. Abu Shusha 1240 h

Majdal (360 h)

Kh. Al-Wa’ra as-Sauda ?

An-Nuqeib (320 h)

Hittin (1190 h)

Nimrin(320 h)

Kh. Nasir ed-Din (90 h)

Kh. Sarjuna (73 h)

Al-Manara (490 h)

Lubiya (2350 h)

As-Samra (290 h)

Samakh (3460 h)

Al-Manshiya (362 h)

Al-Ubeidiya (870 h)

Al-Hamma (290 h)

Kafr Sabt (480 h)

Ash-Shajara (770 h)

Al-Hadatha (520 h)

Ulam (720 h)

Ma’dhar (480 h).


IL Y EU AU TOTAL 531 VILLAGES RASES.

Source : Mouvement Justice pour la Palestine

10/05/2006

Ce que le président iranien a réellement dit!

Par Al Beck

Mai 2006

 

Il aurait dit: "Israël doit être rayé de la carte"...

Déclaration insupportable qu'il s'agisse d'Israël ou de tout autre pays ou population... Comment un homme, un chef d'état digne de ce nom, pourrait-il déclarer une chose pareille sans mesurer les conséquences de ses propos? Est-ce possible?!

Il s'agit en fait d'une vulgaire manipulation médiatique, dans le but de détruire dans l'opinion publique (dans un premier temps) l'image d'un des régimes forts de la région, suivie dans un proche avenir de sa destruction physique, n'en déplaise aux contradicteurs.

Depuis le temps... on devrait y être habitué, mais je suis toujours autant sidéré de voir, encore et encore, que les mêmes ficelles sont employées par les Salauds (désolé du terme mais je n'en vois pas de plus appropriés) pour arriver à assouvir leur faim ignoble de contrôle et de domination!

Mais j'éprouve tout autant de dégoût pour les lâches courbés qui collaborent en accréditant leurs vils mensonges, les répétant aveuglément jusqu'à en faire une vérité dans l'esprit des masses...

Négligence coupable dans la non vérification des sources ou malveillance caractérisée complice?

Ni l'une ni l'autre ne sauraient être acceptables pour un journaliste digne de ce nom!


Le texte qui suit est tiré du réseau Voltaire :

 

http://www.voltairenet.org/article130818.html

 

 

Il contient également l'intégralité de l'intervention du président iranien Mahmud Ahmadinejad à Téhéran, le 26 octobre 2005, lors d'une conférence de l'Association des étudiants musulmans sur le thème "Un monde débarrassé du sionisme".

 

Je rappelle au passage que l'Assemblée générale des Nations-Unies adoptait, le 10 novembre 1975, la résolution 3379 qui définit le sionisme comme une forme de racisme et de discrimination raciale. Le projet de résolution était adopté à 72 votes contre 35 et 32 abstentions.


Cette résolution, sur proposition des USA, a été annulée quelques années plus tard...

 

Je laisse le lecteur juge de ce qui suit.

 

 

Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran

 

Pour justifier d’une opération militaire contre l’Iran, les néo-conservateurs ont commencé à constituer un dossier. Ils se sont appliqués à faire croire que ce pays était gouverné par de dangereux fanatiques qui s’appliquaient à fabriquer une bombe atomique dont ils ne manqueraient pas de faire usage. Un tel danger ne pourrait être contré que par une guerre préventive.

C’est dans ce contexte que l’agence de presse états-unienne, Reuters, dont un représentant siège depuis cet été à la War Room du Pentagone, a lancé une opération d’intoxication contre l’Iran.

Le 26 octobre 2005, Reuters écrivait : « Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi qu’Israël devait être rayé de la carte, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA, décevant les espoirs que l’Iran tempère son hostilité à l’égard de l’État juif. Le soutien à la cause palestinienne est un pilier central de la République islamique qui refuse officiellement de reconnaître le droit d’exister d’Israël. "Israël doit être rayé de la carte," a déclaré Ahmadinejad lors d’une conférence intitulée "Le monde sans sionisme" à laquelle participaient 3 000 étudiants conservateurs qui scandaient "Mort à Israël" et "Mort à l’Amérique". » [1]

Étrangement, il n’est pas venu à l’idée de grand monde de vérifier la dépêche originale de l’IRNA [2], qui ne cite pas les propos imputés au président Ahmadinejad.

Monde - Iran

La Une du quotidien « de référence » français Le Monde daté du vendredi 28 octobre 2005, basée sur des propos attribués à tort au président iranien Mahmoud Ahmadinejad par l’agence de presse Reuters.

Sur la foi de la dépêche de Reuters, la presse internationale commentait une radicalisation de la République islamique d’Iran, tandis que des États du monde entier rappellaient qu’ils reconnaissaient l’État d’Israël et que son existence ne pouvait être remise en question.

Toujours sur cette base, Shimon Peres demandait l’expulsion de l’Iran hors de l’ONU et le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, plaçait le Conseil de sécurité en demeure de statuer. Face aux dénégations iraniennes, le Conseil se limitait à condamner les propos président Ahmadinejad [3].

Certains États demandaient des explications aux ambassadeurs iraniens, voire rappellaient leurs propres ambassadeurs à Téhéran en consultation. Cependant, les autorités iraniennes, rechignant à rendre des comptes, se contentaient de publier la vidéo du discours du président Ahmadinejad. Or, celui-ci s’exprimant en farsi, la vidéo fut immédiatement diffusée sur les chaînes internationales comme confirmation des propos imputés, sans autre vérification.

Pourtant les faits sont très différents. Le président Ahmadinejad n’a jamais déclaré qu’il voulait rayer Israël de la carte, mais qu’il adhérait aux propos de l’Imam Khomeiny selon lesquels un jour le régime sioniste serait rayé de la carte (voir document ci-dessous). Il n’y a donc aucune radicalisation de l’Iran, mais le maintien de ses positions énnoncées depuis vingt-cinq ans. Il n’y a pas non plus de menace iranienne de tuer qui que ce soit et encore moins de commettre un génocide contre les Israéliens. Uniquement une position de principe de condamnation du sionisme au même titre que l’Iran condamne l’apartheid, le racisme et l’antisémitisme.

Scrip intégral de l’intervention du président Mahmud Ahmadinejad, lors de la conférence de l’Association des étudiants musulmans « Un monde débarrassé du sionisme », Téhéran, 26 octobre 2005

« Je remercie Dieu d’avoir l’opportunité de participer, en ce jour, à cette manifestation…

Nous devons examiner les origines véritables du problème palestinien : s’agit-il d’un conflit entre un groupe de musulmans et des non-juifs ? S’agit-il d’un conflit entre le judaïsme et d’autres religions ? Est-ce le combat d’un pays contre un autre pays ? Est-ce le combat d’un pays contre le monde arabe ? Est-ce une lutte pour la terre de Palestine ? J’imagine que la réponse à toutes ces questions est : "non".

L’installation du régime d’occupation de Qods [Jérusalem] a représenté une offensive majeure de l’oppresseur du monde [les Etats-Unis] contre le monde musulman. La situation a fluctué, au cours de cet affrontement historique. Parfois, les musulmans ont vaincu, sont allés de l’avant, et l’oppresseur a dû reculer.

Malheureusement, depuis trois siècles, le monde musulman ne cesse de reculer. Je ne veux pas examiner ici les raisons de cet état de fait, mais simplement passer en revue l’histoire. Le monde musulman a perdu ses dernières défenses, au cours du siècle écoulé, et l’oppresseur du monde a installé le régime d’occupation. Par conséquent, la lutte, aujourd’hui en Palestine, est le principal front de l’affrontement du monde musulman avec l’oppresseur mondial, et le sort de cette bataille décidera du destin d’un combat qui se poursuit depuis sept siècles.

La nation palestinienne représente la nation musulmane contre un système d’oppression et, grâce à Dieu, la nation palestinienne a adopté la foi musulmane, dans un environnement musulman, dans son combat, et ainsi, nous avons assisté à son progrès et à ses succès.

Je tiens à vous remercier pour le choix judicieux du titre de cette conférence.

Beaucoup de personnes, perdus dans l’affrontement entre le monde musulman et les infidèles ont essayé d’élargir le blâme et les responsabilités. Ces gens disent qu’un monde sans les États-Unis et le sionisme est inenvisageable. Mais vous savez que c’est là un but, et donc une devise possible !

Prenons un peu de recul. Nous avions un régime hostile, dans ce pays [ici en Iran], un régime anti-démocratique, armé jusqu’aux dents, qui surveillait tous les citoyens, au moyen de son appareil sécuritaire, la Savak [4]. Chez nous, régnait un environnement de terreur. Quand notre cher Imam [5] a dit que ce régime devait être balayé, beaucoup de personnes qui se prétendaient politiquement bien informées dirent que c’était impossible. Tous les gouvernements corrompus soutenaient le régime [du Shah], quand l’Imam Khomeini initia son mouvement. Tous les pays, tant occidentaux qu’orientaux, soutenaient le régime, et ils ont même continué à le faire après le massacre du 7 septembre [1978], et ils continuaient à dire que le régime était indéboulonnable. Mais notre peuple a résisté, et cela fait aujourd’hui vingt-sept ans que nous survivons, sans régime inféodé aux États-Unis. La tyrannie de l’Est et de l’Ouest sur le monde doit prendre fin, mais les gens faibles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ne peuvent y croire.

Qui pouvait imaginer qu’un jour nous assisterions à l’effondrement de l’Empire oriental ? Mais nous avons assisté à sa chute, de notre vivant, et il s’est effondré à tel point qu’il faut aller faire des recherches en bibliothèque (à son sujet), parce qu’il n’en reste absolument rien. L’Imam disait que Saddam devait débarrasser le plancher, il disait qu’il serait affaibli à un point que personne ne pouvait imaginer. Aujourd’hui, vous le voyez, cet homme qui parlait avec une telle arrogance, il y a à peine dix ans de cela, qu’on aurait pu croire qu’il était immortel : il est jugé dans son propre pays, il est pieds et poings liés, par ceux dont il pensait qu’il le soutenaient, et aussi ceux avec le soutien desquels il a perpétré ses crimes…

Notre Imam bien-aimé disait que le régime d’occupation devait être rayé de la carte, et c’était là un propos très sage. Nous ne pouvons faire de compromis sur la question de Palestine. Il est possible de créer un nouveau front, à l’intérieur d’un ancien front. Mais ce serait une défaite et quiconque reconnaît la légitimité de ce régime a, de fait, signé la reddition du monde musulman. Notre cher Imam visait le cœur de l’oppresseur du monde dans son combat, c’est-à-dire le régime occupant. Je ne doute pas un seul instant que la nouvelle vague qui s’est soulevée en Palestine, et dont nous sommes les témoins dans le monde islamique, aussi, éliminera cette tache disgracieuse [sur le visage] du monde musulman. Mais nous devons être en éveil, et nous méfier des traquenards.

Depuis plus de cinquante ans, l’oppresseur du monde essaie de donner une légitimité au régime occupant, et il a pris des mesures en ce sens, afin de le stabiliser. Voici vingt-sept ou vingt-huit ans, ils ont franchi un palier majeur. Mais, malheureusement, un des pays les plus importants a commis une grave erreur, et nous espérons que cette erreur, ce pays va la réparer [allusion au traité de paix entre l’Égypte et Israël].

Récemment, ils [les Israéliens] ont essayé un nouveau tour. Ils veulent faire passer l’évacuation de la bande de Gaza, qui leur a été imposée par les Palestiniens, pour la victoire… des Palestiniens. Une victoire finale, des Palestiniens, qui mettrait un terme au problème de la Palestine au motif que serait créé un État palestinien à côté d’eux. Aujourd’hui, ils veulent emberlificoter les Palestiniens dans leurs viles manœuvres et les amener à se battre entre eux autour de positions politiques, qui les distrairaient de leur cause : la cause palestinienne. Ils veulent convaincre certains des pays islamiques que, étant donné qu’ils ont évacué la bande de Gaza et apporté la preuve de leurs bonnes intentions, la légitimité de leur régime corrompu devrait être reconnue. J’espère que les formations et le peuple palestiniens sont bien conscients de cette manœuvre.

La question de Palestine n’est absolument pas réglée. Viendra le jour où un gouvernement palestinien, représentant vraiment le peuple palestinien, viendra au pouvoir ; viendra le jour où tous les réfugiés rentreront chez eux ; viendra le jour où un gouvernement démocratique, élu par le peuple, accèdera au pouvoir. Bien entendu, ceux qui sont venus de loin à seule fin de piller cette terre n’ont aucun droit à décider du destin de cette nation.

J’espère que le peuple palestinien restera en alerte, et conscient, comme ils l’ont toujours été, en poursuivant leur lutte, tout au long de la décennie écoulée.

Si nous dépassons cette brève période avec succès, la voie vers l’élimination du régime occupant sera aisée, et ce sera une pente descendante.

J’avertis tous les dirigeants du monde musulman du danger de cette manœuvre. Quiconque reconnaît ce régime, à cause des pression de l’oppresseur du monde, ou encore par naïveté ou par égoïsme, sera damné à jamais et brûlera dans la fureur des pays islamiques.

Les gens qui sont assis dans les cabinets calfeutrés ne sauraient décider au nom de la nation islamique, ni permettre à cet ennemi historique de continuer à exister au cœur du monde islamique. »

[1] « Iranian President Mahmoud Ahmadinejad said on Wednesday Israel should be wiped off the map, the official IRNA news agency reported, dampening hopes Iran could temper its hostility toward the Jewish state. Support for the Palestinian cause is a central pillar of the Islamic Republic which officially refuses to recognize Israel’s right to exist. « Israel must be wiped off the map, » Ahmadinejad told a conference called "The World without Zionism," attended by some 3,000 conservative students who chanted "Death to Israel" and "Death to America." »

[2] « Ahmadinejad : Zionist regime bent on countering world of Islam », IRNA, 26 octobre 2005

[3] « Déclaration à la presse du président du Conseil de sécurité sur la République islamique d’Iran », Référence SC/8542, 31 octobre 2005.

[4] Police politique du régime du Shah.

[5] L’Ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la Révolution iranienne.

Sionisme

L'Assemblée générale des Nations-Unies adoptait, le 10 novembre 1975, la résolution 3379 qui définit le sionisme comme une forme de racisme et de discrimination raciale.

Le projet de résolution était adopté à 72 votes contre 35 et 32 abstentions.

Cette résolution, sur proposition des USA, a été annulée quelques années plus tard...