26/07/2006

Etonnante...

 
A cinquante-six ans, Susan Nathan décide de quitter son Angleterre natale pour s'installer en Israël. Juive, elle a été élevée dans des convictions sionistes et a d'Israël une image résolument positive. La réalité qu'elle découvre est toute différente. L'Etat hébreu comprend une minorité d'un million de Palestiniens qui, bien que citoyens israéliens, ne bénéficient pas des mêmes droits que le reste de la population. Pour en savoir plus sur ceux qu'on appelle les " Arabes israéliens ", Susan Nathan s'installe à Tamra, ville de 25 000 âmes, où elle est la seule de confession juive. Les liens qu'elle noue avec la famille qui l'accueille, les rencontres qu'elle fait lui révèlent que les Arabes sont en Israël des " citoyens de seconde classe ". Education, logement, emploi : tout est difficile pour eux, et ils ne peuvent espérer retourner dans les villages d'où ils ont été chassés en 1948 puisque leurs terres ont été confisquées. Tamra est en fait un camp de réfugiés " de l'intérieur "... Juive installée dans une communauté arabe, Susan Nathan veut être la preuve vivante que la coexistence est indispensable, et réalisable pour peu que chacun reconnaisse ses responsabilités. Vaste programme... Mais ce témoignage passionnant peut y apporter sa pierre. 

14:41 Publié dans 07 Hommage | Lien permanent | Commentaires (3)

Coïncidences… ?

Coïncidences… ?

Je ne suis pas un fana des théories du complot, même si je trouve extraordinaire de voir comment l’esprit humain peut s’emparer d’un fait x, le revisitant, le contestant, le réinterprétant… C’est parfois vital me direz-vous et ça l’est certainement lorsqu’il y a matière à…

Ce qui me trouble depuis quelques jours est un enchaînement de faits directement ou indirectement liés entre eux… coïncidences ou prévisions appliquées avec calme et détermination ?

Le fait est que l’occupation du Liban sud par Israël durant plus de vingt ans avait justifié à l’époque une présence syrienne (avec l'accord du gouvernement libanais), présence devenue illégitime après le retrait israélien… S’est mis alors en route toute une machinerie, aux Etats-Unis notamment, avec l’adoption d’une loi, en novembre 2003, destinée à « arrêter le soutien de la Syrie au terrorisme et à mettre fin à son occupation du Liban ».

Il faut rappeler une chose concernant le statut terroriste de la Syrie. Ce n’est ni plus ni moins qu’un label octroyé par les Etats-Unis, qui décident de mettre ou non la Syrie sur la liste des pays dits terroristes, usant de ce moyen pour exercer une pression psychologique sur ce pays, en fonction de ses prises de positions politiques… Tout simplement parce que la Syrie est le seul pays de la région qui a su maintenir une pleine indépendance face aux « souhaits » américains et ça, ça ne plaît pas du tout… !

Bref, des voix s'étaient élevées au Liban également, réclamant le retrait syrien, pendant que d’autres voix plaidaient pour le maintien des forces syriennes sur place, la menace israélienne étant perçue plus que jamais d’actualité…

Les pressions internationales ont alors opéré, une résolution 1559 fut adoptée le 2 septembre 2004 (sur proposition des Etats-Unis notamment…) et à laquelle le gouvernement syrien avait accepté de se plier et de consentir même à la venue d’une équipe de l’Onu pour vérifier le retrait de ses troupes.

Parmi les opposants, l’ancien et défunt Premier Ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat en février 2005. Etait-ce un geste de représailles de la part du gouvernement syrien ou une action préméditée par un tiers visant à déstabiliser la Syrie et précipiter son retrait du Liban ? La version officielle parle d’une implication probable syrienne et une enquête est en cours…

Le problème est que côté syrien le démenti a été formel et l’enquête des Nations Unies accueillie sans réserve… Il est bien évident que l’assassinat de l’ancien premier Ministre Libanais, qui avait adhéré à l’opposition en octobre 2004, allait montrer du doigt le nouveau gouvernement syrien, un gouvernement qui n’avait pourtant aucun intérêt à commettre cet acte indigne, d’autant plus que les relations entre M. Rafic Hariri et Damas étaient très bonnes et ce, malgré l’opposition politique.

Quoiqu’il en soit, l’annonce du retrait syrien fut accueillie avec satisfaction par l’opposition libanaise, prévu pour la fin avril 2005. Le Liban allait entrer de plain-pied dans l’après-retrait syrien… ou dit autrement, le champ était libre…pour certains… On voit le résultat aujourd’hui.

Je ne suis pas un fana des théories du complot, même si certains événements de ces dix dernières années laissent songeurs…

Je ne suis pas un fana des théories du complot, mais je crois que les événements auxquels nous assistons depuis peu ne sont que les prémices d’un équilibre changeant, en d'autres terme d'une déstabilisation calculée... les prémices d’un nouveau règne…

AB

21/07/2006

Si si...

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

Franklin D. Roosevelt
Président des Etats-Unis (1933-1945)

 

"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

Nicholas Murray Butler
Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)
 
 
"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts."

"Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort."

François Mitterrand
Commentaire fait lors d'un entretien privé à la fin de sa vie(cité dans Courrier International du 13 Avril 2000)