02/08/2006

Censure

Source: http://www.planetenonviolence.org

 

Censure militaire israélienne de tous les medias. Propagande Sioniste (Hasbara)

 

Voilà quelques nouvelles dont vous n'entendrez jamais parler, ni que vous ne verrez pas sur vos écrans : un missile tombe à la mer, une installation militaire stratégique est touchée, un ministre membre du Cabinet projette de se rendre sur la ligne de front.

Toutes ces informations doivent être passées en revue par la responsable de la censure militaire qui a – selon ses propres mots – « un pouvoir extraordinaire. ». Elle peut réduire au silence une présentatrice de radio ou de télévision, bloquer l'information et mettre les journalistes en prison.

« Je peux par exemple ordonner qu'aucune information ne doit être publiée. Je peux fermer un journal, ou une station radio ou tv. Je peux faire presque tout ». Ce sont les explications données par la colonel Sima Vaknin responsable de la censure militaire israélienne.

Pour le gouvernement israélien et son service de censure militaire, le fait d'être dans une situation de conflit les autorise à avoir leur mot à dire sur le type d'information qui doit être publiée dans le monde entier, et bien sûr là aussi on entend le mantra répété en boucle : c'est vital pour notre sécurité. De là à rogner largement sur la liberté d'information dans un pays qui se proclame pourtant la « seule démocratie « au Moyen Orient, il y a un pas maintes fois franchi.

Actuellement, dans la confrontation avec le Hezbollah, les sujets soumis à la censure sont tous en relation avec le fait que, selon les israéliens, il ne faut pas aider le Hezbollah à mieux cibler.

Il n'y a pas que les medias israéliens qui soient soumis à la censure militaire, les journalistes de la presse étrangère doivent également se soumettre à ces règles sous peine de perdre leur accréditation pour exercer comme journaliste en Israel. Cette accréditation n'est d'ailleurs obtenue qu'après que l'aval soit donné par le Shin Bet, les services de sécurité intérieure sioniste.

Les services de la censure militaire israélienne attendent des journalistes qu'ils se censurent eux-mêmes en ne publiant pas certaines informations. S'ils ont des doutes, ils peuvent soumettre leur travail à la censure qui le rendra parfois amputé de certains passages et ou images. Certains médias le signalent à leurs lecteurs ou audience, mais ils sont rares. Si un journaliste viole une règle, il en subit les conséquences. Généralement son accréditation n'est pas renouvelée mais cela peut aller beaucoup plus loin. Ainsi la BBC, qui émettait sur le territoire israélien c'est vue interdite d'émission au début de la 2ème Intifada, ses reportages étant jugés trop anti-israéliens. La censure militaire a obtenu la tête du chef de bureau, et elle a pu réémettre et depuis « file droit ».

Parmi les règles :

Ne pas donner en temps réel les endroits en Israel touchés par les missiles de la guérilla du Hezbollah, ne pas informer des cibles stratégiques touchées, ne pas dire quand les civils sont autorisés à quitter leurs abris. Les journalistes ont également interdiction de donner des détails concernant les visites des hauts responsables israéliens sur le front nord, tant que ceux-ci n'ont pas quitté la zone. Ils ne peuvent pas non plus informer sur les endroits où il n'y a pas d'abris et où la défense est faible.

Ainsi va la logique de la censure militaire :

Si on relate qu'un missile est tombé à la mer, la guérilla libanaise va ajuster son tir plus à l'est. Si l'on rapporte qu'une raffinerie du port de Haifa a été touchée et est en flammes, le Hezbollah célébrera et réitèrera son tir. Si on rapporte qu'un responsable politique ou militaire se dirige vers le nord, alors une pluie de roquettes va s'abattre sur le nord.

Mais les temps changent et du fait que les téléphones mobiles puissent prendre des photos, que la guérilla libanaise possède des pc portables, et des équipes vidéo, la colonel responsable de la censure avoue elle-même que bloquer complètement l'information c'est dans beaucoup de cas pas possible.

Source : AP 19/07/06

Note

Dans un article publié le 27/07/06, intitulé « Soutenir Tsahal ou pas : quand un grand journal de gauche bascule » le quotidien français Le Monde encense la presse israélienne qui est «considérée comme une des plus démocratiques au monde –, qui laisse librement s'exprimer des voix et des opinions opposées, y compris au sein d'un même média».

Vraiment ?

A noter la terminologie utilisée par le Monde (et pas que lui) pour parler de l'armée israélienne : « Tsahal », un mot que personne ne comprend et qui surtout ne renvoie pas à une image militaire, celle tout simplement d'une armée. Le tour est joué, on parle de l'armée israélienne sans en parler puisque qu'on dit « Tsahal ». Ce mot est l'acronyme pour Tsva Agana le Israel qui veut dire : armée de défense israélienne. Mais compte tenue des nouvelles qui nous arrivent de sources alternatives via internet, de Palestine et du Liban, qui oserait appeler l'armée israélienne, » armée de défense » ?

Propagande militariste sioniste dans les medias isrraéliens : un exemple

Un soldat : nous avons trouvé une photo de Nasrallah dans chaque maison

La seule chose que veut le sergent Ohad Mor, blessé au Liban, c'est retourner avec ses amis. « Quand vous traversez la frontière, vous comprenez qu'il y a la guerre à propos de notre maison. Les mères ont besoin d'enlever un poids de leur cœur. J'étais là bas et j'ai vraiment vu les choses progresser » dit-il.

Sergeant Ohad Mor, (20 ans) du 890 ème bataillon de parachutistes, qui a été légèrement blessé dans un combat avec le Hezbollah vendredi est hospitalisé à l'hôpital Rambam à Haifa. Il dit « dans chaque maison il y a une photo de Nasrallah et des fusils . quand ce village vous hait – ils n'ont pas le choix, c'est leur éducation depuis la naissance – vous comprenez la légitimité de l'armée de défense israélienne. »

A Rambam, 28 soldats ont été hospitalisés depuis le début des combats dans le Nord, dont deux sont toujours dans un état critique, 14 dans un etat modéré, et 11 légèrement blessés. Pendant la nuit de vendredi, 6 soldats blessés légers y ont été amenés après avoir été blessés dans une bataille à Bint Jbeil au sud Liban. A Rambam, 15 civils blessés par des roquettes sont aussi hospitalisés. L'un des civils est dans un état critique.

Apres un débriefing avec le porte parole de l'armée israélienne, Mor a parlé aux medias faisant l'éloge de son commandant. « Je pense que les gens ne comprennent pas combien ceux à la tête de l'armée utilise leur cerveau. Chacun doit se tenir derrière l'armée et ses décisions, lui donner un peu de temps et cela ira bien. J'ai vraiment confiance dans mon commandant de régiment Kobi Katz, qui a essayé de maintenir la cohésion des soldats de façon professionnelle. Vous devez savoir qu'ils font un travail formidable au liban. L'armée travaille lentement et intelligemment. »

Mor a été impressionné par la coopération entre les différents corps d'armée. « L'armée de l'air travaille avec les blindes, qui travaille avec les canonniers, qui au final travaillent avec l'infanterie, qui travaillent merveilleusement dans les villages. »

Il a évoqué les sentiments des soldats quand ils traversent la frontière. « Quand vous traversez la frontière, vous comprenez qu'il y a la guerre à propos de notre maison. Les mères ont besoin d'enlever un poids de leur cœur. J'étais là bas et j'ai vraiment vu les choses progresser. On s'occupe de chaque soldat. »

Le moral des soldats au Liban, selon lui, est élevé. « Le weekend avant l'incident, il était excellent. Le moral est élevé. Il l'est encore quand il n'y a pas de nourriture ou à boire. Si un peu de nourriture arrive le soir, alors tout est parfait. Tout le monde sourit. Les garçons des Yeshivas ( écoles talmudiques) nous rendent visite et prient. Tout ira bien et nous partirons de là bas un jour, » affirme-t-il.

Sur comment il a été blessé, il raconte :

« j'étais dans une des maisons du village. J'ai fait une rencontre et j'ai pris une balle dans mon genou. Apres des balles sont entrées par la fenêtre. Rien de grave, juste une petite égratignure. Mor dit que s'il pouvait il retournerait avec ses soldats du bataillon.

« Je meurs d'envie de me lever de ma chaise, qu'ils me mettent ma veste et mon fusil, et de retourner amoureusement vers mon bataillon. ». »Ils faut seulement qu'ils prennent bien soin d'eux-mêmes, « souhaite-t-il aux soldats.

Article de Ahiya Raved publié le 29/07/06 dans Ynet le site web d'un quotidien à grand tirage israélien Yediot Aharonot.


Un site qui recrute pour la Hasbara (propagande) sioniste et a démarré la guerre sioniste dans le cyberspace

Le ministére des affaires étrangères israélien appelle 100 000 apologistes d'Israel à spamer les sites web qui rapportent les horreurs commises par l'armée israélienne au Liban. Tout comme Israel a bombardé les postes d'observation de l'ONU, tenez vous prêt à voir votre site web bombardé par les energumènes qui défendent « l'armée la plus morale au monde ». à l'origine de cette trouvaille : l'Union Mondiale des Etudiants Juifs

L'appel suivant circule pour demander leur soutien aux supporters potentiels des crimes de guerre et genocides commis par les sionistes.

S'il vous plaît, aller sur www.giyus.org, telecharger Megaphone, et vous recevrez quotidiennement des mises à jour avec des liens instantanés vers des sondages important sur le net, des articles problématiques qui nécessitent une réponse, ect…

Nous avons besoin de 100 000 utilisateurs de Megaphone pour faire la différence. Donc, s'il vous plaît, distribuez ceci par email à tous les supporters d'Israel.

Faites le Maintenant pour Israel.

Amir Gissin

Directeur du Departement des Affaires Publiques ( Hasbara) au Ministère des Affaires Etrangères, Jerusalem. Le Ministère des Affaires Etrangères sait qu'aujourd'hui les conflits sont gagnés par l'opinion publique. Ils mobilise les activistes pro israéliens pour qu'ils soient actifs et fassent entendre « la position d'Israel au monde ». L'outil de bureautique le Megaphone, crée par Giyus, qui veut dire « mobilisation » envoie des alertes sur vos bureaux d'ordinateurs sur des articles clés sur Israel (positifs il faut les encourager, négatifs il faut les enfoncer) et des sondages en ligne ou les activistes peuvent cliquer pour soutenir Israel, faire facilement entendre des opinions pro israéliennes. L'outil recherche des articles en ligne et des sondages sur lesquels les membres doivent agir. Avec cet outil, le ministre des Affaires Etrangères a pensé que cela aiderait Israel dans le combat qu'ils livrent dans le cyberespace. Il y a aussi un weblog et un forum.

Note

En France, avons nous vraiment besoin de 100 000 « Megaphones » ?

Quand on lit l'article de BHL dans le Monde du 27/07/06 (« La guerre vue d'Israel ») aucun doute qu'à lui tout seul BHL vaut 100 000 mégaphones, avec la complicité du « Monde » of course ! Nou !

 

 

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