25/08/2006

Effort de guerre 1701

Effort de guerre 1701

Voilà, encore une fois, tout comme par le passé, une décision politique est imposée pour poursuivre l’effort de guerre belliqueux et colonial du plus fort…

Une résolution des Nations Unies en l’occurrence, votée dans la nuit du 11 au 12 août 2006 à l’unanimité des 15 membres (seulement quelques nations quand on y pense…), dont le but principal est de satisfaire aux exigences israéliennes, en réclamant avant tout la dissolution de toutes les formes de résistance libanaise et leur désarmement…

Les exigences de cette résolution, bien que demandant en apparence « l’arrêt des hostilités », ne s’avèrent être qu’une série de chevaux de Troie, destinés à jouer leur véritable rôle au moment opportun…

L’utilisation des guillemets dans « arrêt des hostilités » n’indique pas une citation, mais marqua l’ironie d’une situation où ce n’est pas le principal intéressé (à savoir Israël) que la plupart des exigences visent, mais les principaux agressés !

Résumons un peu, depuis soixante ans, aucune mesure n’a été prise pour faire appliquer la moindre résolution condamnant les agissements criminels de l’Etat israélien. Or voilà que les choses semblent bouger… Voilà qu’on se mobilise pour arrêter le massacre, qu’on se prépare à envoyer des troupes après avoir voté une résolution…

Mais c’était trop beau pour être vrai non… ? Pas après soixante ans de la même rengaine…

Cette fois pourtant, la rengaine est un peu différente, elle a un arrière-goût équerrant… Comment l’expliquer… ?

Shimon Peres aurait déclaré à ce sujet : « Nous avons obtenu satisfaction sur la quasi-totalité de nos exigences. C’est sans précédent ».

Cela veut tout dire non ?!

L’ONU estime que le Hezbollah était l’agresseur en enlevant les deux soldats israéliens et qu’Israël s’est contenté de se défendre légitimement. Aucune allusion dans cette résolution à la réaction disproportionnée de l’Etat juif et aux horreurs infligées au peuple libanais.

Ce qu’Israël déclare est pris comme parole d’Evangile… L’ONU n’a absolument pas tenu compte du fait que les deux soldats en question ont été capturés lors d’une action de leur commando en territoire libanais… et fait par conséquent d’une résistance libanaise légitime, une action terroriste justifiant l’agression israélienne !

Pire encore, l’ONU parle d’escalade de la part des deux camps ce qui enterre une bonne fois pour toutes la moindre responsabilité israélienne dans la destruction intégrale du Liban et qui écarte toute revendication financière contre Israël pour la reconstruction du pays.

D’autres points de cette résolution ont de quoi susciter l’indignation.

Pour exemple, elle n’exige pas le retrait immédiat des troupes d’occupation israéliennes, mais se contente d’être « déterminé à agir de telle sorte que ce retrait intervienne le plus tôt possible », histoire de laisser à Israël le temps nécessaire de finir son sale nettoyage…

Le mot est lâché, la résolution demande la cessation des « offensives militaires », pas celle des « nettoyages »…

En attendant, l’ONU réclame sur le champ « la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés » et se contente d’être mollement « conscient du caractère délicat de la question des prisonniers et encourageant les efforts visant à régler d’urgence la question des prisonniers libanais détenus en Israël »…

En langage clair, Israël à la bénédiction de la communauté internationale pour continuer à faire la sourde oreille !

Il en est de même des portions de territoire libanais occupées depuis 1967, qui relève semble-t-il d’une autre réalité… l’ONU se contentant de prendre « dûment note des propositions faites dans le plan en sept points concernant le secteur des fermes de Chebaa »…

Elle prend note !!! D’un côté on exige, de l’autre on prend note !

Deux poids deux mesures… encore…

Pendant ce temps Israël peut continuer à occuper ce secteur, en attendant de la FINUL le désarmement des résistants libanais gênants et qui sont considérés par l’ONU, dans cette résolution, comme une grande menace à neutraliser impérativement !

L’ONU a pourtant été témoin, aux premières loges, de la dévastation du Liban…

En exigeant le désarmement de la résistance libanaise, l’ONU entérine les visées agressives de la politique israélienne.

D’une inaction affligeante durant soixante ans de souffrances palestiniennes, sans parler des récentes exactions, encore en cours d’ailleurs à Gaza et en Cisjordanie, l’ONU se décide à passer à l’action, non en votant et en faisant appliquer des résolutions justes, mais en contribuant à lier les mains des futurs « ex-résistants » libanais, en minimisant l’énormité de la violation du Liban et en détournant l’attention des crimes israéliens commis quotidiennement en Palestine…

C’est tout bonnement scandaleux et méprisable ! Mais du moment que Shimon Peres est content…

Bon sang, un pays souverain a été entièrement détruit et des centaines de milliers d’habitants déplacés !

A supposer même que les deux soldats aient effectivement été enlevés par le Hezbollah en territoire israélien (d’avant ou d’après 1967 peu importe…), dans le but de servir de monnaie d’échange dans la libération de ses propres ressortissants libanais et palestiniens enlevés par israël, cela peut-il justifier d’une façon ou d’une autre ce qu’a fait l’Etat sioniste ?!

L’ONU semble considérer cet enlèvement bien plus grave que les opérations armées israéliennes, les assassinats ciblés, les massacres de populations civiles, les kidnappings des représentants élus démocratiquement palestiniens et surtout, tous ces enfants tués !

Israël avait planifié cette guerre sournoise contre le Liban de longue date. Un commando a été envoyé en territoire libanais pour créer la provocation et comme prévu deux soldats ont été arrêtés et détenus par le Hezbollah. L’affaire était dans le sac.

Les bombardements israéliens du Liban ont alors commencé, en espérant une réponse du Hezbollah. La réponse n’a pas tardé à venir, les roquettes sur Israël, présentées aux yeux du monde comme une preuve de la violence contre Israël et non comme une riposte à l’agression violente israélienne, justifiant d’autant plus « le droit d’Israël à se défendre »…

Foutaises !

Le bilan est dramatique côté Liban-Palestine et moralement tout autant dramatique côté communauté internationale. Une organisation qui, par ses prises de positions et ses résolutions adoptées sous pression de certains pays dans l’intérêt prioritaire d’Israël, est en train de se discréditer au regard des principes démocratiques les plus élémentaires…

On peut s’attendre sous peu à ce qu’une organisation discréditée de la sorte ne puisse plus prétendre à aucune légitimité internationale, encore moins à exister…

On pourrait prédire que c’est peut-être l’un des buts principaux que certains pays souhaitent atteindre, pour se libérer d’une instance morale internationale et pouvoir enfin asseoir leur domination brutale, dans un but de suprématie économico culturelle… principalement les Etats-Unis et Israël avec l’appui de divers pays européens…

L’avenir n’est donc plus à l’espoir, mais au pessimisme bien entamé et à la devise du « malheur des uns fait le bonheur des autres »…

Entre les deux, il n’y a plus d’arbitre juste.

AB



Diplomate israélien arrêté

http://www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/Undiplomateisralienarrtlar.shtml
 
23 Août 2006

Un diplomate israélien arrêté à l’aéroport de Buenos Aires avec une valise bourrée d’explosifs

C’était la semaine dernière à l’aéroport international d’Ezeiza ; la presse locale n’en a rien fait savoir ; le réseau Kalki s’est renseigné à des sources directes et fiables.

Le mercredi 9 août dans l’après-midi, un important diplomate israélien a été arrêté par la Police de sécurité aéroportuaire (PSA) en possession d’une quantité considérable d’explosifs dans une mallette. Il était en partance pour le Chili, et il a été arrêté quelques minutes avant de monter dans l’avion. Malgré ses protestations courroucées, le commando de la PSA a procédé à son arrestation et communiqué les faits au ministère de l’Intérieur, qui ordonnait alors la plus grande discrétion.

La PSA, ex Police aéronautique militaire, dépendait autrefois du ministère de la Défense; après le scandale de Southern Winds, elle est actuellement dirigée par des fonctionnaires à la solde du président Kirchner. Il existe un malaise profond dans cette force de sécurité, à cause du statut précaire du personnel, et des dysfonctionnements provoqués par le changement du ministère de tutelle et de dirigeants. D’après des personnes interrogées à l’aéroport même par le Réseau Kalki, les membres du commando de la PSA ont eu un vif débat avec des représentants haut-placés du gouvernement qui prétendaient laisser en liberté le diplomate sans qu’il reste le moindre procès-verbal de la saisie, ce qui permettrait d’imputer aux agents la responsabilité de tout ce qui pourrait se passer ensuite.

Vers l’invention d’un « troisième attentat »

Depuis des années, des journalistes et des personnalités indépendantes proclament leur conviction sur la manipulation des attentats contre l’ambassade d’Israël et contre le centre communautaire AMIA [qui eurent lieu à Buenos Aires en 1992 et 1994 respectivement, faisant une centaine de morts]. En juin 1997, la revue électronique Libertad de Opinión diffusait les résultats de son enquête exclusive : selon les rapports présentés par les ingénieurs chargés de l’expertise, il n’y eut aucune voiture piégée dans l’attentat contre l’ambassade, dont le bâtiment a été le siège d’une implosion, survenue à l’intérieur des locaux ; on y aurait même fabriqué a posteriori un cratère pour justifier la théorie d’un véhicule chargé d’explosifs, version soutenue par les dirigeants sionistes locaux.

En mai 1999, la version papier de la revue Libertad de Opinión diffusait un autre article expliquant pourquoi de nombreux enquêteurs renonçaient à l’hypothèse islamique et envisageaient la probabilité que dans le second attentat aussi, il s’agisse d’une implosion, produite par l’explosion d’une caisse chargée d’explosifs, envoyée par la Communauté Israélite de Córdoba (Argentine).

Nous mettons en ligne ces deux informations :

1 - On constate que malgré les intérêts puissants qui ont tenté d’étouffer ces conclusions, aujourd’hui les faits confirment l’analyse de Libertad de Opinión : les personnes poursuivies au départ ont toutes été relâchées, faute de preuves, et l’ex-juge Galeano [responsable de l’instruction] est mis en accusation ; l’ex-président de la DAIA (Délégation Amitié Israël Argentine) Rubén Beraja, escroc reconnu coupable de plusieurs faillites bancaires, fait également l’objet de poursuites, ainsi que le journaliste de Página 12 Raul Kollman, fabriquant de mensonges soutenu par le sionisme local.

2 - Quelques semaines avant qu’Israël ne déclenche sa nouvelle agression contre la Palestine et le Liban, la DAIA et le Centre Wiesenthal ont émis des communiqués de presse alertant sur la préparation d’un « troisième attentat » en Argentine. Parallèlement, depuis les États-Unis, le Pentagone et la Maison Blanche, partaient des rumeurs d’enquêtes présumées concluant aux “dangers latents” localisés dans la région de la Triple Frontière [Argentine, Paraguay, Brésil] du fait de la présence d’une importante communauté arabe « islamique », évoquant même l’arrivée de combattants d’al Qaida sur les lieux.

Une fois enclenchée la guerre au Proche Orient, comme le Réseau Kalki en a immédiatement fait l’analyse, se produisait un phénomène contraire aux projets israélien : le rejet unanime des menées sionistes, exprimé par la gauche européenne et latino-américaine. Au même moment, les gouvernements sud américains ont refusé de soutenir la politique terroriste israélienne, les uns par conviction et les autres pour ne pas apparaître comme les alliés du colonialisme.

Dans le cas particulier de l’Argentine, il y a eu des manifestations considérables de la communauté arabe, provoquant la colère des représentants sionistes locaux, les fonctionnaires du premier ministre Olmert réprimandant les dirigeants de DAIA et AMIA, qui s’étaient rendus en Israël pour protester de leur loyauté absolue envers l’Israël, et de leur soutien personnel au génocide déclenché par ce pays.

Il est désormais clair pour les Israéliens que leur image n’est plus celle de victimes, mais de bourreaux. Aussi cherchent-ils désespérément le moyen de retrouver le piédestal de la « faiblesse » présumée, qui leur a toujours servi d’écran pour justifier le parrainage maffieux des États-Unis et l’invasion de territoires étrangers.

D’après nos informations, c’est en Amérique latine qu’Israël prépare un coup d’éclat en ce moment, pour parer à l’indignation croissante des gouvernements locaux contre la barbarie sioniste. Pas un gouvernement latino-américain n’a soutenu Israël, ni n’a critiqué ouvertement le Hezbollah dailleurs. L’Argentine serait une cible privilégiée pour une grande opération médiatique, avec le précédent des attentats de 1992-1994, et le réveil de sa communauté musulmane. Le Chili s’y prêterait aussi, parce qu’une importante communauté palestinienne y réside. Tout ceci correspond parfaitement à la saisie opérée à l’aéroport d’Ezeiza.

L’arrestation du diplomate israélien a gravement alarmé la Maison Rose [siège du gouvernement argentin]. Mais celle-ci, au lieu d’exiger des explications de Tel Aviv, a gardé le silence et a choisi le laisser passer des semaines. Raphaël Eldad, ambassadeur israélien en Argentine, fanatique sioniste avoué, dont les fils sont dans l’armée israélienne, serait intervenu avec une rare insolence, en conformité avec les instructions reçues de la chancellerie hébreue.

Ce à quoi il faut s’attendre

Les forces de sécurité argentine se posent la question : après l’échec du diplomate israélien, va-ton assister à une nouvelle tentative organisée par Tel Aviv ?

On perçoit actuellement un certain désarroi dans les instances sionistes dirigeantes, parce que la réalité n’obéit plus à leurs projets. Comme dans un accès de folie furieuse provoqué par l’impuissance à atteindre la victoire militaire au Liban, les avions israéliens ont jeté des tonnes de bombes sur les logements, les hôpitaux, les écoles et les bâtiments religieux au Liban, tandis que les dirigeants sionistes en Argentine se soumettent totalement aux directives du gouvernement israélien. Cela rend difficile un pronostic sur les prochaines initiatives envisagées dans notre région.

Nous espérons que le gouvernement agira maintenant selon l’intérêt national, et fera savoir ce qui s’est passé à Ezeiza ; qu’il donne l’identité complète du diplomate israélien, ouvre une enquête judiciaire, et exige des explications de la part du régime hébreu; au cas où il continuerait à cacher les faits, les risques pour l’Argentine et pour la sécurité des habitants sont imprévisibles. Le Réseau Kalki estime avoir fait son devoir d’information des citoyens.

Traduit de l'espagnol par Maria Poumier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft.

DYR

http://video.google.com/videoplay?docid=341600202419569830&hl=en 

 

Vidéo de 33 minutes en ligne sur Deir Yassin, produite par le réalisateur israélo-canadien, BH YAEL.

Copies DVD disponibles chez:

Deir Yassin Remembered
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