03/06/2009

PRISONS ISRAÉLIENNES : UN ENFANT DE 16 ANS TORTURÉ

Source : http://www.enfantsdepalestine.org/ar,295

 

Déclaration de presse de Nadi al-asir al-Filistini
samedi 9 avril 2005, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

ercredi 6 avril) Le jeune prisonnier de 16 ans, Mahmoud Radi Urayqat, a remis un témoignage sous serment à l'avocat de Nadi al-asir, M. Hussayn Sheikh, déclarant avoir été torturé sauvagement après avoir été arrêté à son domicile, situé dans le village d'Abu Dis, au sud d'al-Quds. Il avait été emmené à la colonie de Maale Adoumim.

 

-  L'avocat rapporte que le jeune Mahmoud lui a déclaré : "ils ont éteint leurs cigarettes sur mon corps, j'ai été battu, ils m'ont interdit de manger, de me rendre aux toilettes et de dormir pendant 24 heures." Il a été ensuite emmené dans une zone située en hauteur, au-dessus d'Abu Dis, où ils l'ont obligé à avoir des gestes dégradants, comme d'imiter l'âne, le chien, ils l'ont obligé à dire des mots dégrandants et humiliants pour les membres de sa famille, et lorsqu'il a refusé, ils l'ont battu sauvagement. Ils ont ensuite versé de l'eau sur sa tête lorsqu'il a demandé à boire, en lui disant : "rassasie-toi". L'enfant a également été battu avec des pierres sur son corps, et à chaque fois qu'une pierre le touchait, les soldats applaudissaient. Ils ont poursuivi ces lancements de pierre jusqu'à ce qu'il ait le visage et le corps en sang.

Le jeune Urayqat avait refusé d'avouer les actes dont il est accusé, qui sont de lancer des pierres contre des patrouilles de l'armée sioniste qui passaient près du village, et de lancer des pierres sur les soldats qui sont postés près du mur israélien, à Abu Dis. L'avocat Hussayn Sheikh a déclaré qu'un grand nombre de prisonniers se sont plaints des tortures semblables dans le centre de détention installé dans la colonie de Maale Adoumim, où les personnes arrêtées sont emmenées avant d'être transférées dans les autres prisons.

De son côté, Issa Qaraqi', président de Nadi al-asir, a déclaré que ces pratiques sont extrêmement graves et que Nadi al-asir al-Filistini avait l'intention de porter cette affaire aux officiels palestiniens qui devraient la susciter lors des discussions avec la partie israélienne, et également aux représentants des organismes internationaux, dont l'ONU.

-  (jeudi 7 avril) Nadi al-asir al-Filistini informe qu'il y a actuellement 350 enfants détenus dans les prisons israéliennes, âgés de moins de 18 ans. 13 filles sont emprisonnées dans la prison de Telmond, la plus jeune est Hiba Yaghmour, d'al-Khalil, âgée de 14 ans. Hiba est blessée d'une balle dont elle a été touchée le jour de son arrestation.

Nadi al-asir informe dans son rapport, à l'occasion de la journée de l'enfant palestinien, que les enfants prisonniers sont répartis dans plusieurs prisons et camps , ils vivent des conditions très dures et aucune attention n'est portée en considération de leur jeune âge. Ils sont maltraités, agressés, ils subissent des méthodes et des comportements dégradants et humiliants, des menaces de viols, des abus sexuels, et des tortures diverses comme les agressions des chiens dressés, afin de leur soutirer des aveux.

Pour Nadi al-asir, 95% des enfants détenus ont fait des aveux sous la torture et la menace, et la majeure partie des aveux sont faux. Nadi al-asir a indiqué que la direction des prisons mène une politique de pillage des biens des prisonniers, avec le système des amendes qu'elle impose sur les prisonniers, et notamment les enfants. Nadi al-Asir appelle les organisations internationales à agir pour faire libérer immédiatement les enfants détenus, car leur détention représente une grave atteinte aux droits de l'enfant, et une grave violation des conventions internationales relatives aux enfants.

-  Des soldats israéliens agressent les parents des prisonniers (7 avril) agences.

Les parents de prisonniers palestiniens détenus dans la prison de Haddarim ont déclaré qu'ils ont été agressés par les soldats israéliens lorsqu'ils se sont rendus à la visite. Une grande partie des familles a été bloquée dans une pièce spéciale et a été interdite de rencontrer les prisonniers, bien qu'elles aient accompli un long et pénible voyage dans ce but.

La famille du prisonnier Ibrahim Hammouda du camp Aïda, près de Bethlehem, a raconté que les soldates l'ont agressée, insultée les membres de la famille, femmes et enfants, les soldates ont même déchiré les papiers d'identité sous prétexte qu'ils ne correspondent pas aux personnes.

Les parents des prisonniers ont déclaré qu'ils sont arrivés à la prison vers 13h30, et qu'ils ont été retenus dans une pièce jusqu'à 20 heures, sans qu'ils puissent rencontrer les prisonniers. Ils ont raconté le long et pénible voyage qu'ils entreprennent pour pouvoir voir les prisonniers, ils sont obligés de passer à travers plusieurs barrages militaires, et notamment celui de Tarqoumia au sud de la ville d'al-Khalil et la liaison militaire près de Beit Jala, où ils sont retenus pendant de longues heures et fouillés, en les faisant descendre des cars.

Où est la Croix-Rouge Internationale ? Comment peut-elle accepter que des populations civiles soient humiliées de cette manière alors que c'est elle qui organise les visites ? Que fait la Croix-Rouge face à de tels comportements ?

Post-Scriptum :

Traduction

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

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