27/03/2006

Adieu

Va chère fleur des mers
Que le vent au souffle chaud
D'une caresse tendre d'embruns
Dépose sur tes lèvres carmin

Des milliers de baisers d'océans...

Larme au vent

Que ton coeur soit apaisé
Doux coeur chaviré

Que le vent de l’oubli
vers l’étoile du levant

Souffle d’un souffle ardent
Et guide les coeurs embrasés

Vers l’Eden du présent

Le sourire

Je ne demande qu’à sourire
Mais souvent mes lèvres se figent
Esquissent une ride soudée
Pleine d’amertume résignée


A chaque réveil dans l’oubli
Mon cœur chante et sourit
Et l’espace d’un doux répit
Mes yeux s’ouvrent à la vie


Mais la lumière du monde ternit
Ses images se bousculent flétries
Et de ma mémoire un visage jaillit
La face d’un enfant endormi


Aux coins de ses yeux salis
Le sel et l’eau de sa vie
Versés dans un souffle dernier
Un cri de faim étouffé


Alors j’essaie et je souris
Mais d’un sourire résigné
Avec l’espoir d’un vœu passé
Avec l’espérance de l’abandonné


Ce vœu est pour les cœurs meurtris
Pour l’aimé, l’ourson et la souris
Pour mes amis pour moi pour lui
Pour l’enfant sans sourire parti


Les rêves sont faits ainsi
L’on s’y perd et l’on en guérit
Mais jamais n'œuvre l’oubli
Car en nous et chaque nuit

Germe un nouveau sourire