09/06/2009

CAMPAGNE DE CALOMNIE, MODE D’EMPLOI

Source: http://www.alterinfo.net/Campagne-de-calomnie,-mode-d-emploi_a33120.html

 

 

Un sketch où Dieudonné tourne en dérision l’indulgence de la Justice Suisse pour des propos racistes tenus à la télévision Suisse a été transformée par les médias en une histoire très différente. Dans la version médiatique, Dieudonné commet un nouveau dérapage en lançant des insultes à caractère antisémite à l’encontre d’un citoyen Suisse. Une vérification élémentaire des faits dément cette version.

 

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Les faits, rappelons-les justement : en novembre dernier à la télévision Suisse, l’échange suivant a lieu : (invité) – Je pense qu’il [Dieudonné] n’est pas assez futé pour manipuler exactement les... (laissé en suspens) (Bernheim) – C’est un nègre ! La Justice Suisse classera l’affaire au motif que M. Pascal Bernheim, l’auteur des propos racistes, n’avait pas l’intention de nuire et s’est excusé pour ce qui n’était qu’une plaisanterie. Il faut certes différencier le racisme de la plaisanterie mais cette décision surprend Dieudonné, qui n’a pas l’habitude de bénéficier de ce genre de nuances en France et qui diffuse en réponse un sketch (1), où il ironise sur la décision Suisse et le deux-poids-deux-mesures en sa défaveur. Dans ce sketch, prenant au mot la décision de la Justice Suisse, Dieudonné s’engouffre avec un délice humoristique non dissimulé dans cette nouvelle « jurisprudence » et qualifie en retour M. Bernheim de représentant d’un « puissant lobby de youpins sionistes [...] voleur, raciste et menteur », ce qui entre parenthèses n’insulte pas les Juifs mais un lobby. Ces faits sont soigneusement dissimulés par les médias. 20 Minutes Suisse, France Info, l’AFP, Europe 1, Le Monde, les brèves d’AgoraVox, Reuters, Le Nouvel Obs.com et même une blogueuse du Monde.fr, Claire Ané (2), sont tous pris la main dans le sac en relatant une déclaration différente concernant M. Bernheim, laquelle insulte seulement Dieudonné et non les noirs. Selon 20 Minutes Suisse, Bernheim a « traité Dieudonné de "nègre" ». Selon France Info, Bernheim a « souligné que Dieudonné était "un nègre" ». Selon l’AFP, Europe 1, Le Monde, L’Express, Le Nouvel Obs.com et la blogueuse Claire Ané, Bernheim l’a « qualifié de "nègre" ». Enfin, selon les brèves d’AgoraVox, Bernheim a « traité le candidat et humoriste de "nègre" ». Sauf que les propos de Bernheim ne concernaient pas Dieudonné mais tous les noirs, désignés par le terme de « nègres » et décrits comme « pas assez futé[s] ». Deuxième omission médiatique : à l’exception de 20 Minutes Suisse (dans une "Info-Box" et non dans l’article) et de France Info, les médias n’indiquent pas le motif de classement de la plainte par la Justice Suisse, à savoir l’absence d’intention de nuire et le caractère humoristique de la déclaration de M. Bernheim. Or, les véritables propos de M. Bernheim et le motif de classement de la plainte font tout le sel du sketch de Dieudonné ! Sans ces éléments, le public ne peut pas comprendre la réaction de Dieudonné qui lui apparaît alors comme une agression gratuite, de premier degré. Troisième omission, partielle : les médias rechignent à reconnaître le caractère humoristique de la réponse de Dieudonné, caractère humoristique qui au passage ne semble faire aucun doute s’agissant des propos de M. Bernheim. Seuls Le Monde et Claire Ané en font fermement état. Les autres, pour la plupart, l’envisagent du bout des lèvres. Ils préfèrent citer Dieudonné entre guillemets, comme France Info lorsqu’il écrit que Dieudonné « [précise] que tout ceci est dit "dans un contexte parfaitement humoristique" », prennent leurs distances, comme l’AFP qui écrit « selon lui sur le mode humoristique », et préfèrent parler de « vidéo » plutôt que de sketch. Quant à Reuters et aux brèves d’AgoraVox, ils font totalement omission du caractère humoristique de la réponse de Dieudonné. Ainsi, le caractère humoristique de la réponse de Dieudonné n’est, c’est le moins que l’on puisse dire, pas mis en avant alors que le contexte humoristique constitue l’un des deux motifs du classement de la plainte contre Bernheim. Depuis un sketch joué à la télévision et qui mettait un scène un colon israélien hystérique, Dieudonné a été plusieurs fois la cible de plaintes en Justice essayant de modifier le sens de ses propos. L’humoriste, parfois maladroit dans la forme mais toujours pertinent dans le fond, prête le flanc à ce genre de manoeuvre. Ainsi, lorsqu’il exprime sa vision universelle et égalitaire de l’homme par le fameux « Pour moi les juifs, c’est une secte, une escroquerie », s’inscrivant ainsi dans la tradition française des Lumières, c’est l’occasion pour ses adversaires de l’accuser... d’antisémitisme (3). Lorsque Dieudonné qualifie l’exploitation de la Shoah de « pornographie mémorielle », un site d’information tronque la citation et affirme que c’est la Shoah qui a été qualifiée (et non son exploitation). Là aussi, de nombreux médias reprennent sans vérifier (4). Accordons un bon point à Europe 1 et au Nouvel Obs.com, qui parlent de « deux poids deux mesures » dans le titre, pour l’un, et dans le chapeau, pour l’autre. Bon gré mal gré, le message passe. Un mauvais point par contre pour l’AFP qui dans sa dépêche concernant l’affaire Bernheim, persiste au sujet de la "pornographie mémorielle". La citation tronquée ou détournée de son contexte semblent être les armes favorites des adversaires de Dieudonné. On ne s’attaque pas impunément à la domination Occidentale sur les pays du sud ! Yves Ducourneau, le 7 juin 2009 (1)

 

Le sketch de Dieudonné : http://www.youtube.com/watch?v=PXq3mrctSJA (2) http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Dieudonne-allume-Pascal-Bernheim-et-la-Suisse-16252110 , http://www.france-info.com/spip.php?article300916&theme=14&sous_theme=388 , http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gGiYBZ6xlBTz3TbYZEotZ7N6R_AQ , http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Justice/Antisemitisme-deux-poids-deux-mesures-pour-Dieudonne/(gid)/226982 , http://www.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/06/05/fin-de-campagne-chaotique-pour-la-liste-antisioniste_1202833_1168667.html , http://www.agoravox.fr/actualites/actu-en-bref/article/dieudonne-condamne-pour-56996 , http://www.lexpress.fr/actualites/2/ouverture-d-une-enquete-contre-dieudonne-pour-injure-antisemite_765062.html , http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/dieudonne-inquiete-par-la-justice-pour-injure-antisemite_765142.html , http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090604.OBS9251/enquete_preliminaire_contre_dieudonne_pour_injure_antis.html , http://europeennes.blog.lemonde.fr/2009/06/04/dieudonne-vise-par-une-enquete-pour-injure-antisemite/ (3) "Dieudonné relaxé", http://www.millebabords.org/spip.php?article390 (4) "Dieudonné en appel sur la pornographie mémorielle", http://lesogres.info/article.php3?id_article=3910

03/06/2009

Sur Al-Khalil

Source: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12062&type=temoignage&lesujet=Nettoyage%20ethnique

Hébron - 01-06-2009

 

Par Marcy Newman

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le colonialisme et le terrorisme sionistes en Palestine peut se résumer par une visite de Khalil (Hébron) : des réfugiés (anciens ou nouveaux) aux martyrs, aux démolitions de maisons, aux prisonniers politiques... le terrorisme militaire et colonial, le tout sur quelques kilomètres carrés.























Nous sommes allées aujourd’hui à Khalil, mon amie et moi, pour faire des courses – nous voulions aller dans un atelier de poterie pour commander des plaques pour la tombe de ses parents et je voulais continuer ma recherche de keffiehs faits en Palestine, qui ne sont tissés que dans une seule usine palestinienne maintenant, et elle se trouve à Khalil. Partout ailleurs en Palestine, si vous posez des questions et regardez de près, vous verrez qu’ils sont maintenant tous fabriqués en Chine. Et nous les avons finalement trouvé à laCoopérative des Palestiniennes, dans la vieille ville.

Mais d’abord, nous nous sommes baladées dans la vieille ville de Khalil et nous avons rencontré des familles très intéressantes. La première famille qui nous a invitées chez elle vit au bout de la rue parce que celle-ci a été bouchée parce que les terroristes israéliens ont colonisé le secteur tout entier de l’autre côté. Notre hôte a voulu nous montrer la maison que les colonisateurs lui ont volée, et la tour pour tireur d’élite terroriste israélien installée sur son toit. La pièce au dernier étage de la maison a été incendiée par ces terroristes israéliens et deux de ses frères ont été assassinés par eux également. Il nous a montré un panorama de son quartier depuis le toit de sa maison. Par exemple, il nous a montré un endroit où quelques familles avaient des vaches, mais les terroristes israéliens les ont empoisonnées.

Tandis que nous marchions à travers la ville, nous avons vu des dizaines de jeeps de soldats terroristes israéliens patrouillant dans les tures et terrorisant les habitants palestiniens. Nous avons vu des dizaines de colonisateurs terroristes israéliens en tenue de prières, avec un M-16 en bandoulière. Nous avons vu des maisons palestiniennes démolies, nous avons vu des dizaines de checkpoints compactés dans un secteur minuscule. Je suis déjà venue ici, mais pas depuis au moins trois ans – et pas dans cette zone où les rues sont bouchées et où beaucoup de Palestiniens ne peuvent pas passer (nous avons en fait été arrêtées à un checkpoint parce que nous ne marchions pas dans le bon sens). 

Nous avons aussi rencontré un homme qui vit de l’autre côté d’une petite vallée séparant cette route et la colonie terroriste israélienne connue sous le nom de Kiryat Arba. Il nous a offert du thé et un peu de protection contre le soleil, et nous a montré une vidéo de la maison de son voisin qui a été incendiée en décembre dernier par les colonisateurs terroristes israéliens.

Les photos que j’ai prises aujourd’hui parlent d’elles-mêmes, mais elles sont importantes pour montrer la nakba en cours à Khalil. Pas différente bien sûr que la nakba en cours à al-Quds ou à Aqraba ou dans le Néguev, mais la différence ici est que tout est concentré dans un espace si restreint.

Vous verrez sur ces photos beaucoup de colonisateurs terroristes israéliens et leurs colonies, dont une toute nouvelle constituée aujourd’hui d’une seule tente.

Un article de Rory McCarthy, dans The Guardian l’autre jour, dit clairement queles USA prennent une position de plus en plus ferme contre les colonies terroristes israéliennes.

Cependant, dans Electronic Intifada, Ali Abunimah nous rappelle que les mots ne veulent rien dire s’ils ne sont pas suivis d’actes :

« Obama a dit à Netanyahu, avec fermeté, qu’Israël devait stopper la construction de colonies sur la terre palestinienne expropriée en Cisjordanie, mais ces mots ont déjà été prononcés par les prédécesseur du président. A moins que ces déclarations ne soient suivies d’actions décisives – peut-être par la réduction des subsides américaines à Israël – il n’y a aucune raison de croire que le bla-bla qui a échoué par le passé sera soudain plus efficace. »


 

 

Source : Body on the Line

 

 

Traduction : MR pour ISM

 


LA TORTURE : PRATIQUE COURANTE EN ISRAEL

Source: http://www.europalestine.com/article.php3?id_article=1806

 

 

Publié le 29-08-2005

 

Un arsenal juridique sophistiqué légalise la torture, les traitements inhumains ou dégradants, les rafles et les détentions administratives sans inculpation ni procès : décrets d’urgence hérités du Mandat britannique, plus de 2000 ordres militaires numérotés ou non, écrits ou oraux, des arrêtés du Ministère de l’Intérieur, des conclusions de commissions « d’enquête », la jurisprudence de la Cour Suprême..

EXEMPLES

- Décret d’urgence (loi d’exception britannique de 1945, toujours en vigueur) :

« Si cela semble nécessaire au gouvernement en raison des nécessités de la sécurité, il peut proclamer un état d’urgence. Cette situation cessera quand le gouvernement l’annoncera ou quand le délai fixé pour cet état sera écoulé. »

- Ordre militaire n°29 (année 1967) « Le détenu peut recevoir la visite de son avocat si le directeur de la prison est convaincu que la demande de rencontre a bien été faite pour discuter de questions juridiques et si cette rencontre n’apparaît pas susceptible d’entraver le processus d’enquête. »

- Ordre militaire n°378 (1970, amendée depuis une cinquantaine de fois)

« Un soldat peut, sans mandat, arrêter toute personne qui commet ou est soupçonnée d’avoir commis une infraction à la sécurité. Un mandat d’arrêt doit ensuite être délivré, dans un délai raisonnable, par n’importe quel officier de police pour une durée maximale de sept jours supplémentaires. Si les autorités policières l’estiment nécessaire, un nouveau mandat d’arrêt délivré par un officier de rang supérieur peut prolonger la période de détention de sept jours supplémentaires. »

L’ordre militaire n°1500 a autorisé la détention au secret pendant 18 jours, puis l’ordre militaire n°1518 l’a ramenée à 12 jours.

Aujourd’hui, une personne arrêtée peut être détenue au secret 32 jours.

- Ordre militaire n° 1229 (année 1988) : Le commandant militaire peut, pour raisons de sécurité de la zone et de sûreté publique, retenir une personne en prison, sur ordre signé de lui-même, pour une période de 6 mois, indéfiniment renouvelable. Les termes « sécurité de la zone et sûreté publique » ne sont pas définis et leur interprétation relève du commandant militaire. Il n’existe aucune obligation de juger ces personnes. Certaines détentions administratives ont ainsi duré des années.

Israël : « seule démocratie du Proche-Orient »... et seul Etat au monde à avoir légalisé la torture.

La codification de la torture par la Commission Landau, année 1987 ( du nom de l’ancien président de la Cour Suprême, Moshe Landau ) : Est autorisé le recours à des pressions physiques et psychologiques contre les personnes accusées d’ « activités terroristes hostiles »". Les moyens de pression devraient principalement prendre la forme de pressions psychologiques non violentes exercées lors d’un interrogatoire vigoureux et exhaustif, à l’aide de stratagèmes, y compris de tromperies. Toutefois, lorsque ces moyens n’atteignent pas leur but, des pressions physiques modérées ne peuvent être évitées. Le recours à la véritable torture pourrait être justifié pour découvrir une bombe sur le point d’exploser (dans les heures, jours ou mois) dans un bâtiment rempli de monde (doctrine dite de la « bombe à retardement »). La Cour Suprême a énoncé, dans son arrêt du 6 septembre 1999, que les services de sécurité pouvaient invoquer la « nécessité » pour justifier l’usage de ces méthodes. Le procureur général a autorisé tous les recours individuels à la torture.

Comme « illustration » :

Réponse-type adressée en 2002 par le Procureur Général au « Public Committee against Torture in Israël », ONG israélienne dénonçant les actes de torture du Shin Beit (ou Shabak)

« Pendant son interrogatoire, Mr... était considéré comme « une bombe à retardement ». La gravité des charges retenues, l’urgence à obtenir l’information détenue par Mr... et le fait qu’il n’y avait pas d’autre moyen pour y parvenir ont été pris en considération dans le choix de ces méthodes d’investigation (...) Il faut noter que cette décision est selon nous conforme à l’avis de la Cour Suprême dans l’affaire 5100/94.(...) Par conséquent, nous avons décidé de rejeter votre plainte. »

Talia Sason, Directrice des opérations spéciales auprès du Procureur Général de l’Etat d’Israël.

Droit International applicable :

- Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 dite Convention de New-York, ratifiée par l’Etat d’Israël : Article 1er : le terme "torture" désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles. Article 2 : 1. Tout Etat partie prend des mesures législatives, administratives, judiciaires et autres mesures efficaces pour empêcher que des actes de torture soient commis dans tout territoire sous sa juridiction. 2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la torture. 3. L’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique ne peut être invoqué pour justifier la torture.

- Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948 : Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. Article 10 : Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Article 11 (1) : Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

- Convention de Genève (III) relative au traitement des prisonniers de guerre, 1949. article 17 : Aucune torture physique ou morale ni aucune contrainte ne pourra être exercée sur les prisonniers de guerre pour obtenir d’eux des renseignements de quelque sorte que ce soit.

Les prisonniers qui refuseront de répondre ne pourront être ni menacés, ni insultés, ni exposés à des désagréments ou désavantages de quelque nature que ce soit.

- Convention de Genève (IV) relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 1949. Article 49 - Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre Etat, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif.

L’IMPUISSANCE DES O.N.G Extrait de la mission internationale d’enquête de la FIDH de février 2003 : « Nous constatons que les autorités israéliennes ont refusé toute entrevue, sollicitée pourtant préalablement à notre arrivée en Israël. En outre, elles n’ont pas cru devoir répondre à nos questions écrites, postérieures à notre mission. Enfin, un refus exprès nous a été signifié quant à notre demande d’autorisation de visite des camps de prisonniers d’Ofer et de Ketsiot. Nous sommes donc amenés à constater le refus de toute coopération des autorités israéliennes. »