03/06/2009

Rapport : Les enfants palestiniens sont maltraités et torturés dans les prisons israéliennes

Source: http://www.ism-france.org/news/article.php?id=7150&type=communique&lesujet=Enfants

Palestine - 24-07-2007

Par Saed Bannoura

 

Un rapport publié par Defense for Children International (DCI), intitulé "Enfants derrière les Barreaux", constate qu'en 2006 et au cours du premier semestre 2007, la grande majorité des enfants appréhendés par les forces israéliennes a été emprisonnées. 























Photo : Arrestation d'un enfant par les Forces d'Occupation Israélienne



Seuls 3 à 5% des enfants enlevés ont eu le droit à une mise en liberté sous caution en attendant leurs procès.

DCI a également noté que plus de 99% des enfants ont tenté de plaider coupable et la petite minorité qui a plaidé non-coupable a été en suite déclarée coupable et condamnée

L'organisation des droits de l'homme attire l'attention sur des articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme pour souligner que les individus accusés ont le droit d'être présumés innocent jusqu'à ce que l'on prouve leur culpabilité.

DCI déclare que les enfants ont admis les charges portées contre eux après des périodes prolongées d'interrogation, qui se sont produites avant leur parution devant la cour. 

Le rapport inclut des témoignages personnels d'enfants qui dénoncent les abus physiques et sexuels qu'ils ont subi entre les mains de l'armée israélienne et les mauvais traitements pendant des périodes prolongées d'interrogation. 

À la fin des interrogatoires, les enfants doivent signer des papiers, sans savoir ce qu'ils signent.



Maltraitance

Un enfant, Rashed Radwa, se souvient qu'il a été battu alors qu'il avait les yeux bandés. Il a été ensuite maltraité pendant dix heures dans le froid. On lui a alors demandé de signer des papiers en Hébreu et quand il a refusé, son interrogateur a cogné la tête contre un bureau

Le rapport déclare que "la police israélienne, l'armée israélienne et le personnel des services secrets israéliens effectuent quotidiennement des arrestations et des interrogatoires d'enfants palestiniens. Les arrestations et les interrogatoires consécutifs ont lieu dans les centres de détention, à l'écart de toutes règlementations, procédures ou lois transparentes, ce qui donne de larges pouvoirs au personnel de l'armée israélienne pendant cette phase."

L'ordre militaire israélien n° 378 déclare qu'un enfant palestinien peut être détenu par un simple soldat non gradé ou un par un officier de police israélienne pendant 96 heures. 

Suite à cela, un enfant peut être détenu pour interrogatoire pendant 8 jours. 

La période de détention peut alors être prolongée par un juge de l'armée pendant 90 jours et, ensuite, par un juge de la cour d'Appels pour 3 mois additionnels



Torture

DCI note que "Un aspect fondamental de la phase d'interrogatoire est l'utilisation de formes particulières de torture et de mauvais traitement". 
Les déclarations des enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, relatées par Defense for Children International dans cet article, illustrent les différents types de méthodes employées.

Le rapport reprend les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme déclarant que personne ne devraient être sujets à la torture. 

Assem Lufti Abdel Lattif Khalil, 16 ans, raconte son expérience de torture entre les mains des soldats israéliens. Il a été battu et maltraité dehors sous la pluie. Il a passé 40 jours dans un centre d'interrogatoire.

Un jeune de 15 ans dit qu'il a été abusé sexuellement et frappé à plusieurs reprises sur des endroits sensibles du corps.

DCI indique : "L'effet global de tout cela est l'érosion et la réduction virtuelles des droies accusés palestiniens pendant la phase d'arrestation et d'interrogatoire. 
Un enfant palestinien en état d'arrestation et pendant l'interrogatoire n'a pas le droit de parler ; d'un accès libre et immédiat à un avocat ; d'être conseillé de ses droits alors qu'il est arrêté et interrogé ; de ne pas être agressé, maltraité ou torturé ; d'avoir un contact avec un membre de se famille ou de quelqu'un qui le soutienne et ; d'être présumé innocent




• Témoignage de Muss’ab Abed Al Basset Abdullah Abu Rayah, 15 ans, Camp d'Al Aroub, Prison d'Ofer le 12 Juin 2007 

J'ai été arrêté par des soldats israéliens le 24 mai 2007 près du Collège d'Al Aroub. Lors de l'arrestation, les soldats m'ont donné des coups de poing. Ils m'ont cogné au ventre et aux épaules et après ils m'ont mis dans leur jeep. Pendant le transfert, ils m'ont bandés les yeux et menotté. Ils m'ont giflé.

Le transfert a duré une demi-heure jusqu'à ce que nous ayons atteint Khirbit Sor et là j'ai été encore frappé. Un des soldats me frappait dans le dos et il me posat des questions sans interruption et quand je ne répondais pas, il me frappait au visage. Il a continué à me poser à des questions pendant une demi-heure. 

J'ai été ensuite transféré au centre de détention d'Atzion où j'ai été interrogé pendant une heure et l'interrogateur m'a montré des photos de quelqu'un qui lançait des pierres et de la peinture.

Vers le coucher du soleil, ils m'ont transféré dans un site militaire, je ne sais pas quel est le nom de cet endroit. J'ai passé toute la nuit dehors. Chaque soldat qui passait me frappait et je n'ai pas dormi du tout.

J'ai été interrogé en Hébreu et il y avait un soldat qui traduisait pour moi. J'ai signé des papiers mais je ne connais pas la teneur de ces papiers. Ils m'ont informé qu'ils contenaient ma confession sur le jet de pierres et le lendemain, ils m'ont transféré à la prison d'Ofer.

Nous étions 24 prisonniers, des enfants et un adulte sous une tente.

Source : http://www.imemc.org/

Traduction : MG pour ISM

10'000

Source: http://lepetitblanquiste.blogs.letelegramme.com/archive/2009/02/03/palestine-plus-de-10-000-palestiniens-sont-detenus-illegalem.html

10.02.2009

Plus de 10.000 Palestiniens sont détenus illégalement et torturés dans les prisons israéliennes

De 1987 à 2006, l'armée d'occupation israélienne a arrêté 288.000 Palestiniens [1].

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Au 20 juillet 2006, plus de 9.850 prisonniers étaient répartis dans plus de 30 prisons et centres de détention et d'arrestation. Certains avaient été jugés et condamnés (45%), d’autres étaient détenus sans jugement (46,4%) ou en détention administrative (8,6%).
Parmi les condamnés, 610 l’étaient à plus de 50 ans de prison et 698 à des peines allant de 15 à 50 années de prison. Sept prisonniers avaient déjà passé plus de 25 ans en prison (le plus ancien était Sa'id Atabeh, détenu depuis 29 ans) et 57 étaient emprisonnés depuis plus de 20 ans.

FEMMES
Le nombre des prisonnières s'élevait à 105. Trois prisonnières avaient été contraintes d’accoucher à l'intérieur de la prison.

ENFANTS
59 enfants étaient détenus dont 3 filles.
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Plus de 1.000 prisonniers souffraient de maladies chroniques et diverses, et 200 prisonniers souffraient de maladies graves. Les prisonniers sont privés des soins, des interventions chirurgicales ainsi que des analyses médicales que leur état de santé exige.
183 prisonniers sont décédés en prison : 69 à la suite de tortures, 42 par négligence médicale et 72 ont été assassinés de sang-froid après leur arrestation [1].
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TORTURES
Des milliers de prisonniers Palestiniens ont été torturés par les forces d’occupation israéliennes dans les prisons et les camps d’internement.
Parmi les méthodes de torture : l’obligation de rester debout durant des jours en subissant la chaleur du soleil ou le froid, d’être maintenu attaché à une chaise sans dossier, d’être soumis à une musique très bruyante ou encore d’être empêché d’utiliser les toilettes [2].

Le Shin Bet (service israélien de sécurité intérieure) est accusé d'avoir recours à certaines techniques spéciales de "pression physique": elles vont du Dry Beating (frappes qui ne laissent pas de traces) au Frog Crouch, qui oblige le prisonnier à se tenir sur la pointe des pieds, les mains attachées, avant d’être poussé ou frappé pour qu’il tombe. Quant à la Banana Position, elle consiste à lier les pieds et les mains ensemble sous un tabouret alors que le corps est penché en arrière dans une position incurvée [3].
Ces interrogatoires spéciaux « tombent sous la classification de tortures » selon les règles internationales.

En septembre 1999, la Haute cour de justice israélienne a fixé que les services israéliens n’avaient pas l’autorité juridique leur permettant d’utiliser « des moyens physiques » sur les personnes interrogées. Sans résultats.

« Au fil du temps, la prolongation de la colonisation a gangrené la société israélienne, abaissé ses barrières morales » [4].

JPD

[1] Rapport du 20 juillet 2006 du ministère des détenus et ex-détenus de l’autorité palestinienne.
[2] Washington Post, 18 juin 2004.
[3] Enquête de 2007 publiée par deux organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, B’Tselem et Hamoked.
[4] Alain Gresh, "Israël, Palestine, vérités sur un conflit", Fayard, 2002.

PRISONS ISRAÉLIENNES : UN ENFANT DE 16 ANS TORTURÉ

Source : http://www.enfantsdepalestine.org/ar,295

 

Déclaration de presse de Nadi al-asir al-Filistini
samedi 9 avril 2005, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

ercredi 6 avril) Le jeune prisonnier de 16 ans, Mahmoud Radi Urayqat, a remis un témoignage sous serment à l'avocat de Nadi al-asir, M. Hussayn Sheikh, déclarant avoir été torturé sauvagement après avoir été arrêté à son domicile, situé dans le village d'Abu Dis, au sud d'al-Quds. Il avait été emmené à la colonie de Maale Adoumim.

 

-  L'avocat rapporte que le jeune Mahmoud lui a déclaré : "ils ont éteint leurs cigarettes sur mon corps, j'ai été battu, ils m'ont interdit de manger, de me rendre aux toilettes et de dormir pendant 24 heures." Il a été ensuite emmené dans une zone située en hauteur, au-dessus d'Abu Dis, où ils l'ont obligé à avoir des gestes dégradants, comme d'imiter l'âne, le chien, ils l'ont obligé à dire des mots dégrandants et humiliants pour les membres de sa famille, et lorsqu'il a refusé, ils l'ont battu sauvagement. Ils ont ensuite versé de l'eau sur sa tête lorsqu'il a demandé à boire, en lui disant : "rassasie-toi". L'enfant a également été battu avec des pierres sur son corps, et à chaque fois qu'une pierre le touchait, les soldats applaudissaient. Ils ont poursuivi ces lancements de pierre jusqu'à ce qu'il ait le visage et le corps en sang.

Le jeune Urayqat avait refusé d'avouer les actes dont il est accusé, qui sont de lancer des pierres contre des patrouilles de l'armée sioniste qui passaient près du village, et de lancer des pierres sur les soldats qui sont postés près du mur israélien, à Abu Dis. L'avocat Hussayn Sheikh a déclaré qu'un grand nombre de prisonniers se sont plaints des tortures semblables dans le centre de détention installé dans la colonie de Maale Adoumim, où les personnes arrêtées sont emmenées avant d'être transférées dans les autres prisons.

De son côté, Issa Qaraqi', président de Nadi al-asir, a déclaré que ces pratiques sont extrêmement graves et que Nadi al-asir al-Filistini avait l'intention de porter cette affaire aux officiels palestiniens qui devraient la susciter lors des discussions avec la partie israélienne, et également aux représentants des organismes internationaux, dont l'ONU.

-  (jeudi 7 avril) Nadi al-asir al-Filistini informe qu'il y a actuellement 350 enfants détenus dans les prisons israéliennes, âgés de moins de 18 ans. 13 filles sont emprisonnées dans la prison de Telmond, la plus jeune est Hiba Yaghmour, d'al-Khalil, âgée de 14 ans. Hiba est blessée d'une balle dont elle a été touchée le jour de son arrestation.

Nadi al-asir informe dans son rapport, à l'occasion de la journée de l'enfant palestinien, que les enfants prisonniers sont répartis dans plusieurs prisons et camps , ils vivent des conditions très dures et aucune attention n'est portée en considération de leur jeune âge. Ils sont maltraités, agressés, ils subissent des méthodes et des comportements dégradants et humiliants, des menaces de viols, des abus sexuels, et des tortures diverses comme les agressions des chiens dressés, afin de leur soutirer des aveux.

Pour Nadi al-asir, 95% des enfants détenus ont fait des aveux sous la torture et la menace, et la majeure partie des aveux sont faux. Nadi al-asir a indiqué que la direction des prisons mène une politique de pillage des biens des prisonniers, avec le système des amendes qu'elle impose sur les prisonniers, et notamment les enfants. Nadi al-Asir appelle les organisations internationales à agir pour faire libérer immédiatement les enfants détenus, car leur détention représente une grave atteinte aux droits de l'enfant, et une grave violation des conventions internationales relatives aux enfants.

-  Des soldats israéliens agressent les parents des prisonniers (7 avril) agences.

Les parents de prisonniers palestiniens détenus dans la prison de Haddarim ont déclaré qu'ils ont été agressés par les soldats israéliens lorsqu'ils se sont rendus à la visite. Une grande partie des familles a été bloquée dans une pièce spéciale et a été interdite de rencontrer les prisonniers, bien qu'elles aient accompli un long et pénible voyage dans ce but.

La famille du prisonnier Ibrahim Hammouda du camp Aïda, près de Bethlehem, a raconté que les soldates l'ont agressée, insultée les membres de la famille, femmes et enfants, les soldates ont même déchiré les papiers d'identité sous prétexte qu'ils ne correspondent pas aux personnes.

Les parents des prisonniers ont déclaré qu'ils sont arrivés à la prison vers 13h30, et qu'ils ont été retenus dans une pièce jusqu'à 20 heures, sans qu'ils puissent rencontrer les prisonniers. Ils ont raconté le long et pénible voyage qu'ils entreprennent pour pouvoir voir les prisonniers, ils sont obligés de passer à travers plusieurs barrages militaires, et notamment celui de Tarqoumia au sud de la ville d'al-Khalil et la liaison militaire près de Beit Jala, où ils sont retenus pendant de longues heures et fouillés, en les faisant descendre des cars.

Où est la Croix-Rouge Internationale ? Comment peut-elle accepter que des populations civiles soient humiliées de cette manière alors que c'est elle qui organise les visites ? Que fait la Croix-Rouge face à de tels comportements ?

Post-Scriptum :

Traduction

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine